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mardi 7 juin 2016
samedi 12 décembre 2015
I terreni rossi dell'Eleonora d'Este francese
![]() |
| 445_ La Belleza Convulsiva |
Per Annalena e Marion
In realtà faceva la vita, altro che balle.(Devise ferraraise)
! Mìcol.
(Ne pas relever,
continuare a sorridere.)
Il mio nome
è Micòl.
Les
Républicains-Sociaux
de Salò
sont venus
la chercher.
Tous les garçons
aimaient
la Madonna
di Ferrara
qui adorait
traduire
les vers
de Dickinson
et parler d'Emily
en français
à ses amis.
Giampiero
mourait
de vouloir sauver
les damnés
de la Terre
qu'on humilie,
il ne verrait
pas partir
la ragazzina Micòl
pour le Lager.
No futuro,
preferiva
il caro,
il dolce,
il pio passato,
prise, accrochée
dans les fers
et le filo spinato
du protocole
d'Himmler.
Elle n'avait
pas l'air
d'une fille
compliquée,
et c'est
ce qui travaillait
le narrateur
devant la bachelière,
lui,
comme un chame
sur le corail de cette famille,
qui devait
rater son exam
de maths.
Lorsque Giampi'
la ramenait
avec son communisme de l'âme,
emporté,
rouge comme l'on se pâme
d'amour sur le craon,
la brique pilée,
les deux mains
sur le sol
du terrain
de tennis improvisé,
Schifanoia, Micòl
dédaignait
répliquer.
Giorgio,
tout à sa fuzzy logic discontinuée,
narrait,
narratore
nascosto,
allongé
sous son récitatif haut comme une torre
d'avorio,
butte-témoin
visible de l'Estense
jusqu'à Laon
pour dire
la Myrhiàm
Virgine.
Dieu que l'amour est folie,
sola molla del mondo,
il desiderio que Breton maximise,
soigner un torticolis
du genou,
petite éraflure
dont il faut éponger
l'abrasion
avec le lembo
de sa chemise.
La tomba era grande,
certo,
mais Dieu que sa cuisse
est blanche et forte
comme déjà celle d'une femme,
dessous le pli,
qui luit
d'une autre commissure,
au genou
né
des amours fols et fous
della signora Olga
et dell professor Ermanno.
M. F-C aurait
pu faire des fils,
devenir une Zelda ou Sylvia Plath,
connaître la gloire à Cinecittà,
une autre A-M S.,
l'attendait peut-être à la porte,
Decima, Marie-Anne Straighter,
Lola-Valérie,
Miss Steiner
Aurélia,
Elle habite Ferrare
où ses parents,
sont professeurs.
Ils lui ont installé,
fait rare
pour l'époque,
dans la noirceur
de sa chambre,
à doucir la nuit,
le téléphone qui troque
voix
contre rendez-vous.
Micòl est blonde
comme le lin fibre
qui décolle les yeux
des amoureux
dans les films de Buñuel,
l'était-elle
aussi
la femme de la pharmacie ?
Anna Repetto
s'est-elle teint les cheveux
dans la version
Vancini ou De Sica ?
Belinda Lee
paraîtrait telle
une Dark Lady
le matin tôt,
sur le marciapiede,
davanti al Castello.
Era la notte
del 15 dicembre
1943.
À sa fenêtre, derrière le rideau,
lorsque le jardin du hasard
répétitif
fait qu'il vous surplombe
du regard,
Dominique Sanda
la vit trotter entre les tombes
vers un destin
qui vibre
encore aujourd'hui
dans les cendres blanches
de l'embase
qu'elle
descendit,
nadir à la rencontre d'Anna,
dans la rue soufflée de calots d'ambre
afin
que l'incendie
définitif
la démembre
du cadre de ses souvenirs,
rouges comme le palissandre,
et l'embrase.
jeudi 12 novembre 2015
The Plan Of Rome
To Julia
"Bow, my lover, she says,
Your wallet's too plane
Too vast not to deliver,
And not too long in the shadows of the days,
Not too ample
Not to be able to amble
Up a money convoy,
Down the river Tiber."
I mightn't be poor enough to be a heat purveyer of an esquire boy,
Apt to glaciate everything he tries to tamp on demand,
But the ether her spirits command,
(And which they had turned upside down to give vent
To a great pair of legs,
Adorned on the city's Belisha beacons,
As in London commonly undercover are the powder kegs,)
Still met the requirements of our nearness, even in the streets of this dormitory
Town where eveybody seemed totally spent.
T'was in Rome, its petty masons
Of today never read a line of Tomaso Campanella across the capital's shutter ridges.
"Let's have a brew-up", she announced to me,
Reappearing with the tea-things from the vestiges
Of a past civilization she was used to give a rub
To
With the soft brushes of her skin,
(One of a kind, one tatoo.)
The beverage's hot, my fingers melt from the blaze of the canakin,
She has to go out,
To make love to a guy I knew
Not
Beyond reasonable doubt.
Says : "Il ragazzo is sad since I met you
Babe, I can't let him rot in my norwegian bathtub
I'll have to check on him somehow, defuse the hostile blur."
Then she picked up her marbles, sumonned up the wild rambler
In her
And went home.
I figured Rome
Subdued by the same strain
that plagued New York
In the TV series by Guillermo Del Toro
Ghetto closed, trains tracks clogged again,
Cash blocked, bambini stalked by a giant stork
One hundred replicas of a living dead Henry David Thoreau
Cruising the Circus Maximus,
Breath of their pestilent vampiric virus
Scorching the reclaimed islands old terrain
With a dark hot new gloomy gain.
Would the pavement burn her shoes
After having scrapped the soles of the last of Juno's Capitol goose ?
At stupor's pace I watched a cloud that had the face of King Metabus munching the vicino's roof,
Obamian drone with a nervy hoof (?)
Road rage all the way down from Sienna,
Some Palio's Pegasus turned mad,
A monster of La Torre chasing the Onda nomad ?
Or just the usual sound fabbrica
Of the young polish tenant, aloof
du 4e Fiévreux, throwing out his fear's esoterica ?
Heard a small fractus of a din
On the window
pane. It was Camilla, Giulia's twin,
A Piedmontese girl from Murello,
Lightfooted like the splendid calf of an elephant in a classroom,
Reflows of gingered keratins like a steelhead caressing gills that sweep the oar up to the loom,
Or a cat walking on a warm thin loof,
(The palm of my reading hand,
Whose lines became to her like shorhand)
With a mince squashing the cumbersome
Challenging all things a glove holds fireproof,
Among other Ming vases made of torrid vitreous China,
Like a sweet regina,
James Ensor's foster-sister in a porcelain store.
She didn't put anything on show
And held the wind in a tender embrace
When the street lights were at amber
Hoisting the colour
About her naked Blue Peter navy blood lace,
Her long legs masting the high heels
Feeling her sublime ways into the mist
Of the Roman hills,
In the noon of the night that the sunken sun never missed.
Both fallen in love with the other angel
Never could we fathom
The whys and the wherefores of the profaned evangel
That would bring together our heavily bestranged personal clove chromosom
In the enormous room and its brass bed
Where her electric green eyes and pipit velvet elmo's magnet melted away my choda's membrum signet, where we fused some
Insane carotic fights that had tails only and no head.
![]() |
| Lesser Gemelle |
samedi 20 juin 2015
Iseo-e,
À Julie P.
Il chantait l'adieu, le chagrin,
Les brumes, le je-ne-sais-quoi.
Eugène Onéguine, Pouchkine
402_ So tender is the bight
that Anna can -- nautilus pearly --
endanger all of her plight
and place a backdoor properly
to fly in the face of the bootlace worm
which might have spilled the means of the rescue party
in the aftermath of a storm.
C'est bien Jeanne-Claude qui mettait sous presse les Monogatari écrits par Christo.
Celui-ci part à sa recherche,
la rousse océanide ne doit pas être loin, lui faudrait-il retourner chacun des monocristaux
qui dépolissent le fond de l'ancienne mer riveraine de la plaine du Pô, aujourd'hui maternité de rivières à perches,
qu'il ne renoncerait pas à cette idylle
avec la Monte Isola du lac d'Iseo.
Comme Antonioni, qui ne lâcha pas le bout de son petit nid d'îles
même à court de combustible et d'argent, juste après Basiluzzo,
dans la vacuité des Lipari princesses des béryls.
Les producteurs, vrais varans, dépeçaient vivants les geckos,
tarentes des Maures, et gobaient les yeux -- encore maintenant les obnubilent --
de Monica Vitti.
Scaphandrier ou plongeur, s'il faut plonger, Christo plongera
là où l'édit de Jeanne gît.
dirent qu'elle sanctionnait l'évaporation des brunes de cinéma pour toujours.
Anna vaporisée, Claudia reprenait le flambeau du coeur et du pancréas
de Sandro, lui-même suspendu dans l'amour
à des petits bouts de valve et d'aorte encore fumants dans la trempe de mazout baignant leur bassin aux nymphéas.
C'était l'heure de Marilyn, bientôt Bardot,
l'heure temporaire du Thôdol total en usage chez les peuples anciens
laquelle relatait la chronique des récits portés comme des fardeaux,
le moment de l'éclipse, coupé net, like a tossed and final butt, spleen pour le crin brun.
Et Jeanne-Claude est rousse,
marchant dans la savane des quais flottant sur les erres de l'aube de l'humanité qui vit les chasseuses-cueilleuses sortir de la brousse.
Les Anna noires reverraient un jour la lumière,
Monica Vitti devenue blonde par humour
le savait, la Camille du Mépris le montrait d'ailleurs déjà à son scénariste de Duval mari en avant-première,
blonde on blonde des ombres, brunette de l'onde, houles écrémières,
laissent aux esthètes
le décachètement à la vapeur des lettres secrètes
du glamour.
mais vraie milanaise lorsqu'elle s'appelle Sonia Bergamasco,
possédait aussi la chevelure caméléon d'une réinvention.
Passer du noir au blanc, du blond au brun, créait un passage du Gois idéal tendant filins entre les îles des devoirs pascaux.
Avec trois bouts de ficelle
Antonioni Michelangelo put finir son film.
Ses héros rapatriés sur Tibérine en Alfa-Romeo tournèrent leurs fins de parties dans les liquides génériques d'eaux de vaisselle.
Les films d'îles sont très difficiles à développer dans les bacs des archives où s'abîment les obscurs registres des olim,
Rosselini n'est jamais loin, les Tritons et les nymphes
attendent au tournant du détroit de possibles Jane Mansfield
et voient naître de l'écume des lipides d'un iceberg de Stromboli, translucide comme la lymphe,
une Ingrid ointe des huiles brûlantes de Jeanne d'Arc, hérauderie de la brune guilde.
revient souvent sous la plume des journalistes
qui semblent avoir reçu cinq sur cinq le travail de lime
de l'érosion qui rogne le temps humain froidement finaliste.
Christo enveloppe chaque unité du parcours, chaque pas de la distance,
il a la conscience du sonzaï, de la présence de la femme et de l'homme
dans le déroulé des plis de la réalité et le fait double de leur émergence.
Il est sûrement sur les traces de sa Jeanne-Claude disparue dans la foule sur les planches du forum,
à pister l'ancienne gémellité,
dans les allées d'or de rêves d'Ukiyo-e.
Relier (il dit même "connecter") Monte Isola à Sulzano,
c'est peut-être fibrer encore une fois le chemin de l'amour,
dessiner un circuit aquatique vers les Geminoids du professeur Ishiguro,
dont les traits faciaux des robots semblent marcher sur les eaux de l'expression comme le font les muscles pilotis des os de nos visages, sans plus de détours.
Celui-ci part à sa recherche,
la rousse océanide ne doit pas être loin, lui faudrait-il retourner chacun des monocristaux
qui dépolissent le fond de l'ancienne mer riveraine de la plaine du Pô, aujourd'hui maternité de rivières à perches,
qu'il ne renoncerait pas à cette idylle
avec la Monte Isola du lac d'Iseo.
Comme Antonioni, qui ne lâcha pas le bout de son petit nid d'îles
même à court de combustible et d'argent, juste après Basiluzzo,
dans la vacuité des Lipari princesses des béryls.
Les producteurs, vrais varans, dépeçaient vivants les geckos,
tarentes des Maures, et gobaient les yeux -- encore maintenant les obnubilent --
de Monica Vitti.
Scaphandrier ou plongeur, s'il faut plonger, Christo plongera
là où l'édit de Jeanne gît.
Anna was leading F. Scott FitzgeraldDes critiques remarquèrent la disparition du jour sur Panarea,
crashing the waves of his pages onto the rocks.
Paper King of the white cliffs of Dover's ice-age emerald,
she read him loud and clear
as a moody Lear,
decided to walk like Cordelias do, hammering the silence at the firearms cocks.
dirent qu'elle sanctionnait l'évaporation des brunes de cinéma pour toujours.
Anna vaporisée, Claudia reprenait le flambeau du coeur et du pancréas
de Sandro, lui-même suspendu dans l'amour
à des petits bouts de valve et d'aorte encore fumants dans la trempe de mazout baignant leur bassin aux nymphéas.
C'était l'heure de Marilyn, bientôt Bardot,
l'heure temporaire du Thôdol total en usage chez les peuples anciens
laquelle relatait la chronique des récits portés comme des fardeaux,
le moment de l'éclipse, coupé net, like a tossed and final butt, spleen pour le crin brun.
Et Jeanne-Claude est rousse,
marchant dans la savane des quais flottant sur les erres de l'aube de l'humanité qui vit les chasseuses-cueilleuses sortir de la brousse.
Les Anna noires reverraient un jour la lumière,
Monica Vitti devenue blonde par humour
le savait, la Camille du Mépris le montrait d'ailleurs déjà à son scénariste de Duval mari en avant-première,
blonde on blonde des ombres, brunette de l'onde, houles écrémières,
laissent aux esthètes
le décachètement à la vapeur des lettres secrètes
du glamour.
Like I say, "Jeanne-Claude est rousse",La Giulia de La Meglio Gioventù, turinoise de convention
Not always "out of the mouth
of blonde, brown or dark babes"
comes truth or wisdom or love
Calculer la faiblesse de leur sexe with astrolabes
is not as easy as forecasting the Boat Race winners and how they will rove.
mais vraie milanaise lorsqu'elle s'appelle Sonia Bergamasco,
possédait aussi la chevelure caméléon d'une réinvention.
Passer du noir au blanc, du blond au brun, créait un passage du Gois idéal tendant filins entre les îles des devoirs pascaux.
Avec trois bouts de ficelle
Antonioni Michelangelo put finir son film.
Ses héros rapatriés sur Tibérine en Alfa-Romeo tournèrent leurs fins de parties dans les liquides génériques d'eaux de vaisselle.
Les films d'îles sont très difficiles à développer dans les bacs des archives où s'abîment les obscurs registres des olim,
Rosselini n'est jamais loin, les Tritons et les nymphes
attendent au tournant du détroit de possibles Jane Mansfield
et voient naître de l'écume des lipides d'un iceberg de Stromboli, translucide comme la lymphe,
une Ingrid ointe des huiles brûlantes de Jeanne d'Arc, hérauderie de la brune guilde.
Krill is the cruellest monster,"Temporariness is important to him",
It'll nibble the flesh of the castaways
without them noticing the guile of its songster,
"Chantez chantez chantez maintenant", you, stowaways.
Were Anna's messages clandestine ?
Would she rock the boat against minerals of passes and straits unknown to the seaways palatine ?
revient souvent sous la plume des journalistes
qui semblent avoir reçu cinq sur cinq le travail de lime
de l'érosion qui rogne le temps humain froidement finaliste.
Christo enveloppe chaque unité du parcours, chaque pas de la distance,
il a la conscience du sonzaï, de la présence de la femme et de l'homme
dans le déroulé des plis de la réalité et le fait double de leur émergence.
Il est sûrement sur les traces de sa Jeanne-Claude disparue dans la foule sur les planches du forum,
à pister l'ancienne gémellité,
dans les allées d'or de rêves d'Ukiyo-e.
Relier (il dit même "connecter") Monte Isola à Sulzano,
c'est peut-être fibrer encore une fois le chemin de l'amour,
dessiner un circuit aquatique vers les Geminoids du professeur Ishiguro,
dont les traits faciaux des robots semblent marcher sur les eaux de l'expression comme le font les muscles pilotis des os de nos visages, sans plus de détours.
Where were you Anna ?
You are brown, Claudia is a blonde, and Hannah Reid.
Her London grammar
as black as the ink sac of a squid, géant calmar.
Maybe you too were wasting your young years.
It doesn't matter here, maybe you were just chasing more ideas of fears.
| Yomogiu - Genji Monogatori Emaki - "Waste of weeds" covering Christo's floating piers. "cada uno es artìfice de su propria ventura." |
vendredi 19 juin 2015
Meine Abendteurerin Anna
Per Lea
401_ Ҫa s'éclipse d'aventure souvent comme ça
Lorsque j'entre ici dans l'habitude de la nuit
seul allongé sur un sol de Japon dette non endormie
dans la fuite du capital sommeil aussi vif que le rouge Rosso Corsa
en cette pièce dans laquelle elle n'est pas
c'est qu'a sonné le temps de déballer les paquets
d'embâcle d'une promesse de noir, pertuis
de l'étranglement du fleuve-jour lancinant aux blancs caps des souvenirs des heures où il vaquait
Neige l'ennui si j'avais la force mentale de l'Inuit
je pourrais jouir en silence de cette béance que le creusement du soleil décaissa
L'Aventurière Anna va me quitter
replonger encore une fois dans l'hauturier Tirreno
tirer révérence retrouver un peu de personnelle ubiquité
soulever chapeau bonnet de bain déposer l'anneau
prendre sa part de vacation dans le grand radio
qu'elle seule reçoit depuis l'au-delà des colonnes de la très herculéenne antiquité
Claudia la blonde éclipse Anna la brune
Davvero vraiment ?
Assoupir les ondes pour ne pas se prendre à douter de chacune
Dure est la terre des futons pourquoi la mer devient-elle ciment
quand les vertèbres des nageuses de lignes gîtent flottaison et s'allongent telles de mortes runes
sur les roches du crépuscule des amants disparaissant
alors que secondes et minutes sautent hors les dunes
des cadrans des montres ordifaune iPad-gecko liseuses des anémones sublimant
l'ordinaire platitude qui n'appareille jamais pour la lagune
aux volumes tendus épais comme les Soulages enduits des draps de la nuit ?
Hauts-fonds en avant des cernie blue
-spotted groupers mérous
abondance de beaux bonds
La Freebox dans sa parfaite imbécillité ne sait pas qu'elle est sur le point d'être coupée
Révolution est son nom
Elle aussi va faire le grand saut dans les forêts noires du Romantisme aux fibres téléphoniques enterrées vives et regroupées
Je lis dans ses diodes qu'elle espère brûler son Wake-on-line jusqu'au bout du don
de la nuit
qui la luit
Port Maddox port ses USB sont des taureaux fous de vie aux derrières bien croupés
et j'aime l'éclair que son server (ou player) produit
très tard après le sort de la connexion tranché
lame de fusée blanche azurée de glace d'acier
Immense pas de perçage de l'écran Samsung
qui va craquer bruits éteints autour du fil de la sonde longue
de sa noyade et m'accompagner dans la salle de mon réduit
jusqu'aux soues de la nuit
Que l'évanouie me harponne
Rêves d'un signal d'Anna
jamais ne jouerai les Sandro
me saignerai toujours à son plasma
pour faire écran à tout requin sanglot près des écueils cathédraux
Aνδρα μοι ἔννεπε, Μοῦσα, πολύτροπον
sur les îles de ses jours que la Lisca Bianca jalonne
jeudi 4 juin 2015
L'Ibernazione estiva nobile
![]() |
| Global Swarming of Nevi Eterne |
395_ Ibernazione ou terrain d'hivernation ?
Catéchiser les infidèles à la léthargie,
qu'il fallut ériger en nouvelle religion,
n'exigea pas des romanes surcroît d'énergie.
(Certaines langues sereines, orgueil des nations,
comme l'italien du nord, n'embarrassent leur génie,
d'un bêtacisme blanc, prières d'élévation,
rampant sur les bouches promesses labiales élargies.)
L'Hivernation, ou l'ibernazione vélaire.
Quiescenza, lungo sonno, revenons au sujet du jour, celui qui laissa tant de bords sur la route qu'à la fin l'hiver lui-même ne se rappela plus par quel chemin sortir du fort de l'été. Et renversement.
Blasés, les journalistes se passionnèrent.
Il y avait des changements de clameurs dans l'air.
Signes critiques d'une belle époque ou sinistres climactères ?
Affiché ou volant, un drôle de manifesto.
La capitale ne reconnaissait plus sa louve de son irredentistico,
pour ne rien dire de son vicaire.
Arrivée deuxième, tout de même, la bête Beppe Grillo.
Depuis quelques années, il neigeait sur Rome (coeur éternel de la saison locative des poètes décharnés et maculés d'or de boue.)
(Ne sont jamais dans cette contrée loin ni près, les modernes Baudelaire.) Attendez, entendez-la bien, la chronique veut signifier qu'il pleuvait du coton au mois de juin.
Blizzard, tempête, cascade concrete de millards de flocons, vent debout,
l'Aventin ressemblait à la Snoqualmie Pass un jour où Vulcain
fait l'amour à sa forge devant la glace et trempe son marteau dans l'eau qui bout
pour trapper les peaux de la monnaie blanche d'hiver.
Frappement des sequins, nouveaux francs italiens à porter, frais de traces, sur le grand blanc des baptistaires.
Les financiers français firent un geste et rachetèrent en masse la Belgique au Frère Albert,
les écrivains du bot bizarre, que la Gaule antique avait mis au banc, ne voulurent paraître en reste, il faut toujours que la gent littéraire mime les comportements humains
les plus virils sinon les plus beaux.
Lungo sonno, quiescenz', réversibilité ?
Même les sciuridés du genre spermophiles
trompaient le grain du voile d'invisibilité
qui gainait de toile le sommeil italophile.
L'estivation, portée haute à la mode française,
gagnait chaque belle année un peu plus de Turin,
sur Tibérine soufflait l'esprit de saint Nicaise,
les Normands savent se faire du froid les voiturins.
Vous avez raison, mon ami.
Je ne jure moi-même que par Janequin
et son chant des oiseaux, à mon coeur endormi,
seul recevable en juin
n'empêchait qu'il neigeât.
Les stendhaliens surets ne voyageaient qu'en train,
les plus mûrs prendraient l'avion comme c'était déjà
le cas pour les sartriens.
trompaient le grain du voile d'invisibilité
qui gainait de toile le sommeil italophile.
L'estivation, portée haute à la mode française,
gagnait chaque belle année un peu plus de Turin,
sur Tibérine soufflait l'esprit de saint Nicaise,
les Normands savent se faire du froid les voiturins.
__ Bon, écoutez mon vieux, c'est bien beau votre histoire d'hibernation estivale, mais qui obère quoi, quoi abhorre qui, qui sont ces celtes ibères latinisés qui se prennent pour Tibère dans les rioni les matins blêmes du mois de juin, et pourquoi juin d'ailleurs ? Vraisemblablement pour rien, hein, vous n'allez tout de même pas encore nous faire le coup du Deserto Dei, vous nous prenez pour des Drogo bouffis d'angoisse ? Arrêtez de nous bourrer il sedici avec le thermomètre de votre moi alexandrinophore qui de toute façon la prosodie froisse, vous voulez dire quoi, que le global sleeping est endémique à Rome depuis l'installation des francesi ? Qu'avez contre le sommeil des Justes ? Hitler et Mussolini ne juraient que par "l'éveil", le "réveil", relisez leurs affiches électorales des années trente et vingt, monsieur. Et refermez donc la fenêtre, on se pèle le jonc dans les rues de la Ripa depuis que les Rouennais (ou les Caennais for that matter) suiveurs de Mellon, l'auguste évêque, viennent l'été se taper ici l'incruste.
Vous avez raison, mon ami.
Je ne jure moi-même que par Janequin
et son chant des oiseaux, à mon coeur endormi,
seul recevable en juin
n'empêchait qu'il neigeât.
Les stendhaliens surets ne voyageaient qu'en train,
les plus mûrs prendraient l'avion comme c'était déjà
le cas pour les sartriens.
Eccoli.
Ils vinrent presque tous,
qui avec son Roquentin, qui son mousse,
en grand équipage ou simplement accompagnés d'un bon ami, voire d'un cousin vague.
L'Ospedale San Giovanni Calibita
est aujourd'hui l'une des meilleures cliniques de la capitale
et son personnel, aux mouvements vifs dans les blouses blanches très légèrement saumonées, jamais ne divague
pour tomber dans cette curieuse manie (serait-ce une ruse ?)
d'élever en pot une solitaire orchidée, toujours un peu crâneuse à dévoiler tous les soins qu'on lui prodigue, de ceux qu'exigent l'entretien d'une femme fatale, ou celui d'un berger des Abruzzes, mascotte du 55th precinct des pompiers de New York City, Astoria.
On les voit parader sur le zinc des bureaux de chaque service hospitalier administratif parisien ou de province.
Écueils d'une passion des sévices jadis aux poissons rouges réservée. Envie de lancer sur ces fleurs des madragues,
de les sortir de là avec mes pinces.
Chez les Fatebenefratelli, au moins soigne-t-on les ancolies
et recueille, dans les aquariums que les eaux du Tibre rincent,
les raies pastenagues.
Fra Edelio la blanche aube revêtit, et se laissa pousser barbe pleine.
Le blanc et son écume d'argent, un fait scientifique autrement plus patent que la simple manifestation d'un style, rassurait les gens, donnait du sens et du caractère aux gestes des praticiens de la Nouvelle-Saint-Louis-en-L'Île, chacun s'accordait pour le dire, rebouteux des montagnes comme médecins de tradition de la plaine.
La légende blanche du Frère s'étendait ainsi, souterraine, du Fumaiolo jusqu'aux eaux du Lazio.
Mêmes glacées dans le cheminement serpentin des livres de Sibylle, toujours profondément enterrés sous le mont Palatin, les nuées ardentes du savoir d'Esculape fondaient science utile à même le socle d'une roche dure comme l'inouï et branchaient sur le réel édelien le décuplement de la sape éléphantesque de ses ratios.
Tous vinrent ou presque,
qui avec son Marsay, qui son Malin,
purs représentants de papier ou mus dès l'origine par leur nature bloguesque,
ils arrivèrent par paires, comme des personnages de Balzac qui auraient lu Alain.
Eccoli.
Le Traitement.
C'est lui qui les attirait.
Les auteurs, séduits d'avance, comme les recettes d'un cinéma non soumis à la loi du hasard (qui vit passer tant de squelettes dans ses placards), semblaient conduits par la seule nécessité.
Éléments de joie, non mélangée, d'un acte de foi, feu complémentaire ranimé de cent continués serments.
Complaire, sous les ciseaux de la vie, une fois de plus à la destinée de son moine-habit qui depuis toujours gardait belle contenance et dont belle coupe toujours s'annonçait.
Fra Paulo dell'Edelio aux mains d'orant savait gâter son clan.
De conserve avec un certain dottore Baratilla (MD, Flinders U., Adelaide, Austr., ~1976), un médecin des écrivains de la République de Venise chassé par le Doge éditeur vers 1985 alors qu'il s'apprêtait procéder à l'extraction -- en vue de leur compilation dans un cartulaire herbier --, pile à l'heure de la chouette de Minerve, des poils d'un auteur roux décédé vers minuit dans la thébaïde du quartier interdit des chantiers d'écritures navales, pratique, hélas pour lui, rigoureusement prohibée par un édit fondamental datant du 13e siècle, le frère camaldule Edelio mettait à disposition de sa confrérie un élixir dont l'officielle posologie reposait sur la mise en poussière de composés d'ailes de thècles du prunier (version forgée visant l'obtention des brevets auprès des autorités, procédé validateur digne d'un cynique prompt, du bidule, à tout obscurcir, mais fort réducteur, comme nous le verrons peut-être plus loin d'un peu plus près) qui, essayé sur une chèvre alpine, paraissait tenir ses promesses et même beaucoup plus s'il faut en croire, des temps nouveaux postérieurs au traité de paix, la clandestine chronique de l'Île de Tibérine.
Le chanoine aubin galopait devant et laissait filer bonhomme de train aux gens derrière.
Une fois franchie la barrière du manège éteint par le gel, il fallait se frayer un chemin à travers le dôme des congères toisant l'igloo des glaçons charriés à pelles par les goulets du Trastevère.
C'est par une porte en verre soufflé de la ville de Molay que l'on entrait dans les caves aux murs de chrome de la basilique San Bartolomeo.
Les plus vieux des visiteurs se souvenaient alors de leur passé folkeux. Avaient l'impression de pénétrer un sanctuaire
bâti sur le modèle rustique de la chapelle déconsacrée du fils Guthrie, Arlo.
Ils se sentaient littéralement aspirés encore par les filins de queue
des paroles sacramentelles reçues à travers les micros et haut-parleurs de cette étrange manière de Vatican,
lorsqu'ils quittaient les lieux,
après une ultime fois s'être rendus souper au réfectoire des moines, collation servie dans des écuelles d'argent
sur des tables nappées de carreaux en lin, blancs et rouges comme des cétoines qui joueraient les marjolets afin d'empourprer les cieux
du Levant,
oui, mon Dieu, comme cela ressemblait à l'Alice's Restaurant,
sauf qu'ici les Douanes pouvaient en fouiller, Dogano Nox, le trésor captieux,
de jour comme de nuit, scribain secret des écrivants.
Le cours des choses accélérait le moteur de l'hiver que l'on aimait prédire chaud.
Déjà monté de tours et nivôses d'un tempo haut,
le rythme de nage, savant mélange, brûlait l'atone et le dispendieux,
dans la cadence, mad paradox, d'un ballet nô,
le service penchait vers un mariage beaucoup plus harmonieux.
Les maîtres d'autel, aréopage de manteaux abeillés de bandes molles à la mode osque, portaient des casques à rubans
et volets plumés de bleu.
Ils avaient des auréoles
au-dessous et au-dessus des yeux.
Les fards qui les cerclaient usaient de stirine
sarclée dans les champs d'antimoine
d'Alexandrie que nonnes et convers de Tibérine
tamisaient après les vêpres jusqu'aux valeurs les plus fines d'un patrimoine.
Le GIEC nous mentait-il, nous spoliait-il
de la vérité ?
Pour les avitailleuses et les avitailleurs italiens de l'île,
rompre la glace sur le chemin du port d'Ostie jusqu'au Ghetto,
était de plus en plus difficile.
Le grand capital de neige accumulée sur les lieux de charité
barrait, sans encore l'ôter,
l'accès à toute viable idée de citadine continuité,
qu'être au cœur de l'or blanc des mâchoires d'un implacable étau
dictait l'enfoncement dans la poudreuse de ses farines
mais ne ruinait pas les forces de la commune attraction
quand il statufierait même la commande des ponts dans les souffles ribauds
d'un hiver au comble de la joie d'avoir sans beaucoup de frictions
conquis par la voie douce farouche insularité.
Les livreurs, du facteur au boulanger, ne voyaient plus s'élever, de Tibérine,
l'impassible tréteau,
dalle fabuleuse d'une île dans le brouillard du Tibre dont le lit,
déchiré par les coups de raccrocs de sa banquise fluviatile,
semblait s'enrouler autour du portique d'Octavie
dans la vapeur arctique des condensations
de son marché aux plies
et chabots.
Commençait à fondre leur légendaire patience de romains gorgés d'inoubliables étés.
Les Mattei leur laissèrent jouissance des nautiles
de la fontaine (gelée depuis le premier jour de juin) des Tartarughe
afin qu'ils s'en servissent comme point d'appui, promontoire, ou simple escabeau,
et réverbérassent, à l'aide des tuiles de leur carapace, un peu de soleil fertile
qui aurait, dans la brutalité des changements éprouvés,
d'anonymes atomes de chaleur su conserver,
pour faire se dépâmer de Bartolomeo les toits, dépossédés
alors que le vent les mutile,
de l'habituel honneur de vues éclatées sur le Mont Testaccio.
Les vents soufflant au nord étaient chauds.
Cette stase sanguine du climat les Transteverins
ne l'expliquaient pas.
Eux qui savaient toute chose, le manque de circulation dans la saisie de ces phénomènes hautement jupitériens
les mettait dans des états.
Ils allaient et venaient sur le Gianicolo,
montaient offrandes à l'un des dieux romains
déjà des plus complexes en soi, Janus le roi des calendes, frère de Mater Matuta.
Les voilà les enfants de la toundra
courant doubles-fonds et bi-plafonds d'un étincelant cachot.
Les heures et les mois semblaient s'être ligués pour ne plus tourner sur leurs gonds.
Les eaux vides ne creusaient plus les veines des clepsydres,
la glace, éprise de l'axe du temps, serrait la gorge de ses rouages
comme Caligula peut-être jadis étouffa
la jugulaire de son père adoptif sous l'édredon.
Ni Tibère ni Macron ne se remirent des soufflets du gant de l'hydre.
Le printemps, ce premier juin 2015, lui non plus ne faisait son âge.
Les modernes italiens
durent se résoudre à changer de bottines
et chaussèrent des Nordica
pour ne pas finir les pieds transis comme Agrippine.
Ovide ou Cicéron ?
Varron ou Parménide ? Laisser le choix au choix n'était plus temps,
il fallait bien se soumettre au risque de modifier en amont
les paroles du Chant des Saliens.
Leur paraissait troublant le mélange des Saint-Jean,
Carna en juin, Janus en janvier,
canicule sur le Janicule ou vents froids du khamsin
brûlant d'une carnatique musique de carnage,
les saisons d'hiver et d'été voulaient-elles montrer
qu'elles fusionnaient les parèdres sur le dos
des octaves de leurs claviers ?
Cette colonie de moines-travailleurs français devenait tout de même,
comme l'îlot tout entier,
une diabolique épine,
pour les locaux habitués à romaniser en rond.
Elle déchirait de sa pointe le bel équilibre du nouveau carême
(trouvé après mille essais financés par les édiles du quartier)
qui fartait de ses graphites et térébenthines
les semelles des skis, recouverts de peaux de phoques blancs,
(ces mammifères subreptices ayant le don
de se faufiler dans le cadre du moindre petit tableau ouvrant
sur n'importe quel chantier,
pour faire fructifier leur échouerie transalpine)
qu'utilisaient dans la glisse vers leur nouvel étant,
les gens de Tibérine.
Soudain ceux-là retrouvaient instincts et grâce de chasseurs
au coeur
d'un été presque né déjà moribond.
Fra Edelio souriait.
Il aimait en miroir voir saillir l'ivoire
des dents du peuple romain
dont il avait tant apprécié pouvoir s'en dire enfin le descendant.
(Les habitants lacustres ne lui en voulaient aucunement.)
Le global swarming of nevi eterne qui les excoriait,
devait surgir du puits d'un quelconque lointain châtiment
résultat d'une mauvaise dette de jeu de défausse
acquise lors de la conquête par les légions de Drusus le Germain
du pays de Kierkegaard, contrée fouillée de cluses en causses,
afin qu'elles y découvrent les fabuleux gisements
de Timore e Tremore, clés vibrantes des anamorphoses
ouvrant les magiques échanges thermiques qui les folieraient,
elles et leur chef, gens de sud, au moyen de la métempsycose,
dans les couvertures de l'âme de l'homme du nord amant
de la douleur et de la raison qu'enveloppe la passion des carte
et des lettres écrites hors le champ
des duels qui mettent habituellement
aux prises les fulgores du salut et les faux luisants
de la confortable pose.
Le moine commandeur signait d'ailleurs volontiers
ses prescriptions de lecture du nom de Fra de Silentio,
les patients qui n'étaient pas fréquents
ni dévoués dévorateurs de l'oeuvre du Danois
pensaient qu'il faisait cela pour l'amour du secret, héritier
de mille correspondances privées qui tournoient
intactes entre les pales de la difficile climatisation du patio,
au milieu de l'île romaine qui, au fur et à mesure
de l'usure
de ses étiers,
se montrait aujourd'hui
fort aguerrie
dans l'exhibition des fumerolles à pavois,
hardis boucliers, le brouillard de l'immédiateté des étés disloquant.
Skweech, chuuui, tchek-tchek, vit', wet.
[Émissions de la chouette harfang
patte attachée, noeud d'alouette,
l'anneau de marine la griffant.]
Le Pèlerin rapace des proies s'appelle Anfang.
Fra Edelio, grand admirateur du règne animal,
l'avait ainsi baptisé en hommage à la langue
du Schwarzer-Franziskanerbruder Martin Ein für alle mal
Heidegger, un ancien païen convertit à la littérature alors qu'il semblait perdu dans la gangue
pétro-philosophique d'une idéologie complètement asséchée dans les couloirs déserts de ses glandes lacrymales.
Maillée menue sur le bureau la chouette était utile, déjouait les crispations à lents tourments.
C'était un oiseau malin. Bruder Günter, l'érecteur de conscience de Fra Edelio, l'avait recueilli blessé pendant la guerre sous la chenille d'un Tiger (ou d'un Panther ?) puis soigné sous l'aile de la panthère (ou du tigre hère ?) qu'il promenait au bout d'une laisse dans les travées et les fossés des monastères, lieux fréquentés par lui depuis le zéro noir absolu de l'aube et des aurores qui n'en avaient jamais fini d'émettre le bruit fossile de l'avertissement des perpétuelles renaissances de la Terre de Baffin, sol des laves et fusions chronomètres des nivales nouveautés adamiques. Il rejoignait ainsi par les actes et la pensée Daniel et Saint-Jérôme dont il poursuivait le magistère.
Fra Edelio nourrissait une énorme affection pour elle,
car, disait-il, "elle soulage, par sa présence, de toute pression qui encapsule l'appareil circulatoire du visiteur vierge,
remet d'aplomb son emballement artériel,
lui permet, alors que son regard croise le rayon de velours
de deux yeux profonds, charbonneux comme le Néron, prunelles qui dévorèrent l'aura de tant de vautours,
d'envisager le traitement dans la douceur d'un commencement non brouillé par le ton d'inquisition, digne de Sauron, propre à de plus ordinaires concierges."
Cet harfang des neiges italiennes (que des infographistes de Tibérine
programmaient afin qu'elles devinssent déterminément éternelles),
serait un jour le félin volant d'un autre Saint-Marc qui édicterait la doctrine
de la Nouvelle-Venise, car toute lagune est mortelle
comme l'écrivait encore récemment le chanoine Spengler, sempiternel
docteur de la foi des années juliennes arrivé, hors embâcle de juin, -- sur l'île qui ressemblait de plus en plus au Québec de Lachine,
ou de l'Estrie un mois d'hiver --, à bord d'un prao chargé de démouleurs de masques portuaires et accessoirement mouilleur de mines.
Le Grand ordonnateur tibérinien développait un autre fol amour.
Subissant l'attraction des janitors, il sublimait bedel et bidello,
donnait des bals pour l'honneur des femmes et des hommes de fond de cour.
Avait la passion des bedeaudes et bedeaux,
et dévouement extrême pour les officiers de conciergerie
en général.
Avec le dottore, ils étaient parvenus à créer dans leur souterraine bergerie
deux janiceps qui gardaient aujourd'hui le passage vers le Bedlam Hospital,
lazarett interdit où l'on pratiquait la clonazione littéraire dite sans retour.
L'Esprit du cybernétique Orthos de Cerbère (traité pour la Grande Sibérie,
déperlant à toutes hivernales intempéries) avait vu ses diverses plaies seringuées par aspersion de liqueur prise à la rouge couronne Decheret
de la chèvre alpine,
petite caprine des caprices à tout faire dans les échelles de songerie,
afin qu'il propose aux prétendants îliens nouveau mythe à fort sentiment d'appartenance néo-romaine et cela dès la chambre d'appel, digne de celle de l'église d'Aubeterre, sise au seuil de la basilique troglodyte, foyer central de Tibérine.
Les deux chiens (en fait un seul animal biface), se nommaient
Vah Ben' et Vaphar Ankh',
remués d'or à la pelle, élevés sur le mont Janicule aux sciences de l'arrêt,
comme deux colonnes de feu couvrant les arrière-criques de Rouet
qui bord à bord carénèrent,
lors de la dernière
glaciation les caps chemisant les méditerranéennes calanques
et leurs premières grottes romanes
d'une ceinture blanche et large, ultime dan
de l'adaptation tectonique
au mystère
de la Terre
pour les montagnes, encore très secouées par les souvenirs d'une période passée sous l'Orosirien, et leurs sommets.
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vendredi 13 mars 2015
Les Cristaux du chlore de la charité
![]() | ||||
| Fate la carità ad una vergognosa |
Pour J.A.
377_Chloride bien ordonné démange par soi-même.
Le chlore sous une soutane
gratte les pieds de mon âme.
J'ai le don d'apparaître bon comme un frère-à-l'âne.
Poésie sur le coeurRuber, le roi Régis avait peut-être raison
qui touche immédiatement à ma peau de saint homme.
Bamboches sur vergé de Hollande ont feu voleur
ai-je moi le ton des psaumes ?
la peinture de Naples
vaut bien celle de Venise
Je préfère le Fapresto au Guardi du pont.
C'est l'Alexandre III
que je vois sortir de la brume à l'esplanade.
M'en servir et couper Marigny par l'étroit
Malherbes vers l'enfilade
des Capucines amont
aux Italiens de l'ancien Monde alors qu'il pleut
sur Le Peletier où le tintement s'amenuise
via Rossini, au fond.
vaut bien celle de Venise
Je préfère le Fapresto au Guardi du pont.
C'est l'Alexandre III
que je vois sortir de la brume à l'esplanade.
M'en servir et couper Marigny par l'étroit
Malherbes vers l'enfilade
des Capucines amont
aux Italiens de l'ancien Monde alors qu'il pleut
sur Le Peletier où le tintement s'amenuise
via Rossini, au fond.
J'avais rendez-vous rue Laffitte chez Canesso.
De l'Ècole Militaire
au Sacré-Coeur gesso
à pied, les pas dans les systoles des Trinitaires
la route de Damas attirait l'infini.Affresco, Fapresto,
Rencontre au Café Riche
des gens pauvres d'ici,
saints qu'El caballero peignit hors de leurs niches.
à la noce du temps de l'aumône exhalée
dans le vent de la pose, monte poudre de chaux,
enduits frais détaxés.
La velle Aujourd'hui comblée de biens nationaux,
comme veaux aux salon,
tète son bel anneau,
huis qu'on lui ferma au nez d'un coup de talon.
La restauration du choeur des frères convers
à la télévision
avale de travers
qu'on fasse payer à sa fabrique belle addition.
comme veaux aux salon,
tète son bel anneau,
huis qu'on lui ferma au nez d'un coup de talon.
La restauration du choeur des frères convers
à la télévision
avale de travers
qu'on fasse payer à sa fabrique belle addition.
Ainsi chaque vendrediJ'avais un petit trou noir au pli d'amertume
faire pénitence de marche à sa vie placebo
décroûter l'opaque glacis des mines Bonobos,
aux placers des taxis.
d'une chaussure en nubuck
que la honte accoutume.
Devais-je me couvrir d'un drap et baisser la nuque ?
Seine a le goût salé
ne reçoit tributs de Bièvre par tant de moulins
captés jusqu'à Censier
dérivés aux calcins des abeillers Gobelins.
Luca Giordano, chevalier du Lazarett,
comme un Gustave Thibon
sans chaler les esthètes,
caresse la nudité, pudeur du coeur profond.
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lundi 5 janvier 2015
Sumimasen, loro sguardi si sono incontrati per un attimo zen
| Deux mâles Alfa Roméo acides pour un rodéo non-fratricide dans la Giulietta |
366__Ma, pour la peine, non si sono mai capitti.
Ou peut-être que si, comme deux vaillants wapitis,
Chassés pour le même brame, signe du drame de leur vie.
L'un, allongé sous le drap de la plage d'Ostie,
L'autre, dans la bouche l'hostie de sa biographie
Encore fondante à la salive des accidents
Qui les mord avec force mâchoires de longs varans,
Vivant au coeur du cercle rouge Malgras & Sandents,
Tous sous-prolétariats que dénombre l'Occident.
Les prélats du journalisme à décombres lents
L'annoncent mort, comme Keith Richards, avec appétit.
À l'encre de miséricorde ils décrivent le monde,
Le Français, di sotto in sù, crève de sa sonde
Le plafond de verre de la peinture de l'immonde,
L'Italien repousse, de la quadratura, l'onde
Qui calfeutrait murs et cadres de la société.
La Near Death Experience étend à satiété
Ses ombres sur les noms des domaines de la Cité,
L'Early Afterlife est une sensation tissée
de mèches de photons offertes par lucidité,
Chacun voit depuis positions que leur faille fonde :
H., au grand midi, se voit maudit à sa porte,
P., vers minuit, se sent porté par son daemon.
__Ce sont manuscrits amis que sang emporte.
Murmurent-ils unis dans un sommeil d'Endymion.
Pier Paolo a donc repris son Petrolio,
Soumissionné Michel afin, qu'ab initio,
Il entreprenne des recherches de signaux filiaux
de son roman sur le maestro Enrico,
En France, patrie du vieil Elf, aujourd'hui Total.
Michel n'est pas très chaud, l'ennui rend fort létales
Les tentatives de tremper aux mêmes eaux foetales
l'Histoire de ces deux pays, frères de lait ecclésial.
L'Italie possède un sens du tragique natal
Que miroitent, chez sa voisine, farce et imbroglio.
Il préfèrerait se pencher sur Karl Huysmans,
Sa vie, son oeuvre, repompées de son style immense,
Trouver du pétrole, au château de Lourps la transe,
Tomber d'En rade en pétole, vole rêve à démence,
Remâcher mâchefer d'une enfance en Algérie,
Plutôt que penser à Christophe de Margerie,
N'est pas qui veut, dieux du Golfe, Enrico Mattei.
Ou peut-être que si, comme deux vaillants wapitis,
Chassés pour le même brame, signe du drame de leur vie.
L'un, allongé sous le drap de la plage d'Ostie,
L'autre, dans la bouche l'hostie de sa biographie
Encore fondante à la salive des accidents
Qui les mord avec force mâchoires de longs varans,
Vivant au coeur du cercle rouge Malgras & Sandents,
Tous sous-prolétariats que dénombre l'Occident.
Les prélats du journalisme à décombres lents
L'annoncent mort, comme Keith Richards, avec appétit.
À l'encre de miséricorde ils décrivent le monde,
Le Français, di sotto in sù, crève de sa sonde
Le plafond de verre de la peinture de l'immonde,
L'Italien repousse, de la quadratura, l'onde
Qui calfeutrait murs et cadres de la société.
La Near Death Experience étend à satiété
Ses ombres sur les noms des domaines de la Cité,
L'Early Afterlife est une sensation tissée
de mèches de photons offertes par lucidité,
Chacun voit depuis positions que leur faille fonde :
H., au grand midi, se voit maudit à sa porte,
P., vers minuit, se sent porté par son daemon.
__Ce sont manuscrits amis que sang emporte.
Murmurent-ils unis dans un sommeil d'Endymion.
Pier Paolo a donc repris son Petrolio,
Soumissionné Michel afin, qu'ab initio,
Il entreprenne des recherches de signaux filiaux
de son roman sur le maestro Enrico,
En France, patrie du vieil Elf, aujourd'hui Total.
Michel n'est pas très chaud, l'ennui rend fort létales
Les tentatives de tremper aux mêmes eaux foetales
l'Histoire de ces deux pays, frères de lait ecclésial.
L'Italie possède un sens du tragique natal
Que miroitent, chez sa voisine, farce et imbroglio.
Il préfèrerait se pencher sur Karl Huysmans,
Sa vie, son oeuvre, repompées de son style immense,
Trouver du pétrole, au château de Lourps la transe,
Tomber d'En rade en pétole, vole rêve à démence,
Remâcher mâchefer d'une enfance en Algérie,
Plutôt que penser à Christophe de Margerie,
N'est pas qui veut, dieux du Golfe, Enrico Mattei.
Chacun d'eux doit se fendre d'une faciale surgery,
Comme mozarabes ouailles de jadis aux bergeries
Sous craquelles du feu grégeois de la ressemblance.
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de Margerie,
ENI,
Italie,
Michel Houellebecq,
Ostia,
Pier Paolo Pasolini,
Total
jeudi 11 décembre 2014
Il Renzismo del futuro
![]() |
Lo stemma col gattopardo
(to whom, for the new poetics he calls,
God grew a new pair of balls)
|
Pour que tout reste comme avant
les habiles politiciens d'antan
n'avaient à la bouche que le mot de changement,
comme "sous le soleil sicilien de l'attendre",
il fallut l'avènement d'hommes politiques moins tendres
à la démagogie la plus crasse pour entendre
le discours d'autres propositions.
Des Renzi, des Macron,
sous leurs airs contraints de héros stendhaliens,
vinrent donner un bon coup de pied dans les petits riens
des reins des vieux Tancrède de papier et des Garibaldiens
à pompons,
un nouveau signe de la victoire de la littérature, d'une certaine façon.
(x-l b.m me fecit)
(x-l b.m me fecit)
À Matteo Renzi
360__Surprendre un nouveau guépard
le désallaiter des lampées d'usage
l'admettre sur une île sans aucun passage
sous le vent de bas remparts
Par la poussière Bendicò
refabriquer d'un dogue l'allure de fauve
au feu des reliques la recueillir sauve
chaux de faïence, craie de Caux
Comme Indro en Ethiopie
remettre à zéro les contours d'hier
repartir avec l'étoile au front fière
dèstra sur la poitrine pie
Laisser pivoter tout cela
au pis du soleil dilaté talis
modo hisse le pavot l'or des alysses
au mât du prince Salina
De l'Italie stendhalienne
relever les lignes sud des îles Pélages
comme on exsude une aiguille du pelage
d'une once des neiges félliniennes
Aux fils de Lampedusa
suspendre les oeufs des tortues couannes
dans les ghettos bleus des hauts fonds marranes
que leur lagon médusa
Rendre aux filles du Val d'Oûta
signes et sourires des statues de Vénus
recouvrir de draps dignes d'un hiver russe
personnages dont on douta
Les vanités ont sinus
ouverts sur l'aire Santa Margherita
Dire que l'on te prit, toi qui héritas,
pour un vulgaire asinus
Les minus aux cavités
respirent l'air absent des villes englouties
et ré-embarquent l'ombre de Garibaldi
sur l'arche de captivité
Ton roman à l'entropie,
lorsqu'elle se prend ici pour le Viceré,
ne dut rien quand il laissa s'insérer
la chaleur entre les copies
Des pages de tes cahiers
se détache une seule Sicile sur lavis
royaume des deux narrations de la vie
d'Aoste à Lampione
Tu portes tunique de tabard
héraut de réformes auxquelles tend l'usage
et ne rends l'âme devant aucun présage
t'accusant de dire bobards.
dimanche 17 août 2014
Remains of Rimini
For Emma
La première fois que je vous vis fut à la lumière d'Italie,
Paris ressemble à la banlieue d'Hoboken un jour de hurricane, le soleil de novembre force les ombres à surgir dans les lumens et les signaux d'un éclairage de chambre qui vaut d'essayer passer vous prendre hors du réseau Guimard dans les remous et les cambres de ses auvents noyés sous les pas perdus d'un public de preux chevaliers de la rue, têtes rouées, à l'amble rompu. À midi le temps élude sa réponse, devient nénuphar à la surface de ces antres souterraines et cherche à étendre jusqu'au creux du weekend, comme on dit un Regina Salve, la roue solaire d'une ou deux tiges de pistes supplémentaires vers Montrouge, Ivry, ou des quartiers horlogers marqués plein sud au tourbillon de l'heure marocaine. La houle parisienne, manade libertaire, déplace les digues et vire les courants atlantiques que les avenues dégradent en climat propice aux caravaneurs qui naviguent chargés de vélos, de draisiennes, ou d'autres bécanes.
À l'air nouveau, vous sortiez de la bouche de l'unique métro, comme l'antidote fusait d'une sarbacane, croissait le diamant lotus des yeux d'un Christ, je tombais à l'orée de votre façon d'aller, (glissaient sur la patine d'une même note les roues des bus fantômes), j'adorais vous voir arrêtée seule sur l'archée de l'avant-dernière marche, reposer quelque chose dans votre sac avant de pénétrer la ville, urban guerrillas in the mist, et ses baumes d'asphalte, de l'ampleur de votre style, celui qui rendait les passants oréades d'une forêt animiste, au fond d'un lac endormie.
la grève, générale et sévère, vomit les gens en nage par les trottoirs, les rues, les dépôts et les lies, les taxis pris d'assaut à revers laissent au covoiturage les courses piquées aux arcanes d'une ville en liesse malgré les pertes en glucides, ergols d'une vitesse originaire de Manhattan, ses didascalies hôtesses des énergies, qui d'habitude
indiquaient
le sens normal de la visite, gardent le fluide appauvri de son grand troupeau dans l'étroit licol du fil aux fibres de mégot de sa ligne de vie. Lui délier les garrots qui étouffent ses rallyes et caillent ses barbacanes, est leur seul souci,
déjà le manque de flux perçait sous le théâtre de l'Après-Tiberi. J'avais rendez-vous avec vous dans le retable aux éclairs des maîtres primitifs du génie d'Italie. L'or dans l'âme, vous ranimiez Paris au ventre de Rimini.
Il n'est pas question qu'on vous fasse le coup d'Eurydice attendant son Orphée, je m'abrite sous le vent de votre intelligence, et prends la vague à la lueur de ses iris, je sens que les gens d'instinct savent que je ne mérite que vos seules indulgences, partielles et non plénières, cruelles sont les manières et les rites de plus d'un arçons de café dans les sarments et les lignes des terrasses, sur les pavements de l'automne avancées.
"They heard it through the grapevine", sous les tourelles de la montagne sacrée, les horaires déraillés reconstituaient leur chaîne temporelle comme les marées tamisaient de l'océan les algues et les sagnes. Je vous suivis sans me retourner,
ramender les bras de l'écume des gares à la teinte des draps de la mer, sauver les noyés à la gorge serrée par la spume des retards, entrer dans le musée Jacquemart-André.
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