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lundi 18 décembre 2017

L'Art Laïque du Haïku




ẹ 
lipogramme en eau klippée, faillée
、、、、、



Un Requiem en sillon de Talbert tellement humain 
李白, blanc comme un linge de limbes enjambés
à la baille  
Locked in sloche
Ah 
Armée de bougres de ballots qui jurent vous avoir vu tomber à Saint-Malo d'un bateau, complètement schlass, en brosse dans le brouillard, drossé dessous le Grand-Bé  
Y'aura-t-il beau monde de la neige au balcon ? 
Wunderding, Erde von den freudetrunkenen, dem Garten Eden 
Éros lider maxime à l'eau 
384 400 km de doigts à s'essuyer l'index sur l'anus de la lune
cherchant peut-être à tout le moins simplement la palper, (Do-Gooders, macht das Laune !)
à l'endroit annexé-même où Ennius planta ses totems de tétragrammes in toto  
忖  
Longueur d'onde de la cloche des sources jaunes  
Une Entrée vers la Saison douce des crapauds  
🌘 
Et nous, nous, toi et moi, juste à regarder babas le retour de sa lumière pointée sur notre foie 
Alors Lĭ Bó ou peut-être Matsuo Bashô
L'Antifer qui s'imbibe de la douleur de La Manche mulet cabot immobile dans la bouche de la mer du Nord 
Nautophage Mozart absolu de la mémoire de l'ọ  
Ils ont flingué à bout portant le sacré de la grisaille du spleen, de la buée de la rêverie mentale, franchies au seuil de l'épreuve qui élève, élabore
Ewige Freude 
Et la grande étreinte du détroit de   
🌊 
Hôyô
ᑍ
Trop de dos de 'de', d'articles portatifs du malheur à manquer d'épicéne en eux 
Fremen-humains, masques de phrêne, scholie qui fait masse, féminence de l'annale, école du presque frusquin de la sainte grammaire disruptive du lendemain, même apparaissance de son sirop digital, épeautre fané l'épi fait main de son grain à la boutonnière, Duras du reste l'a dit depuis la Verrerie d'en bas, non l'eau ne s'est pas brisée (belle image du glin-glin), les gouttelettes d'eaux en fusion de Fourmies ou d'Albi, Nancy, couraient comme des ouvrières devant les soldats à l'intérieur de la canne et se fichaient sur la boudine, à Trouville le souffle de l'eau ne s'exhale ni ne se fend, la baie est à mire perdue, sa cire très fine fait surrection voile évent, s'appuie sur les hauts fonds de l'arrière-abîme par leur brimbale, chair de houle à la surface, sursel de mizu no oto ne bavait rien de la laisse à la cive, le silence de l'air qui passe dans l'échange dermique,
Ya
⚈
Denn alles Fleish
Sure seizure thing
Pâte à parangon n'a paraison, veines de cloques verrées à l'émeri, friction de flore à l'urne Ming
Dans le soufflage de la Douleur du Faune en couronne
Et les tabous du poids de la rime
Gleichschaltung de Frosch l'Ermite dont le silence des crimes oint tout. 
● 
Lignes de mer du Ministère Homère.  
Le sable abreuve le sel du vin des vaisseaux Vikings.  
Amphores démolies à l'estran, mains sur les restes de grains d'un Vinland qui s'est dépouillé de ses traits norrois à l'anse du Yi Jing.  
Suites de signes du Finistère hellène,
Finn arôme du javelot de la neige sur les ailes des silènes.
Romaioi du Yunnan, forêts évanouies aux temps des orages oranges emportés d'autan, vessies de moutons brûlées, rênes étales sur la plage, os, peaux, vents caravelles d'artères séchées, sondage clandestin des reins de la Manche de Chine des naufragés, Rois, Basileis et Kings.
Histoires de mer d'un Gibbon en hiver. 
⥁


Here to my mother

mercredi 5 avril 2017

La France se rencontre pour s'épier dans le nô




La chair, le gras, le vair, le glas, l'agraire, Galatéia, le délicat frugal éclat, l'aire urbaine, le bain debout, Minuit sonne, Campagne Première, Dodger Deadeningtone I predoom ? Deux régimes flumineux, la France Onna, parturiante heureuse, grands soirs picturaux du pâle toril le sinistre appât France haineuse hurlante, intimiste France, galle du linge d'Acis qu'on lave avant qu'il ne frémisse, du Horla la France, eau, rose et lait des esches, onaniste selon les suites fibonacciennes de Lawrence D.H, de la France de Rocroi à celle des eaux lourdes qui ornent plaines, la France d'Ornans aux Aurélien d'invariance, frères et sœurs de glaire cervicale, Bérénice visage pané dans les marbrures du gypse doigts gelés sur le panier où gît l'aspic, souliers de latin, patins de Newspeak au parfait élastique spick-and-span animal, matrice des écobuages hors-zoom, du lanternement des aigles et des abeilles, des nymphes et faunes, épiphanies qui corroient les aulnes, celle qui croyait au duel, celle qui ne jurait que par Cartels, ne savait pas, jusqu'à l'intérieur de la paroi des ondes, la France des deux sondes, légiste Inspectrice Cadavre des morts en souches, qui ronge, Insensatez noble caverneuse francité, jeux d'eaux vives, l'outrance a coupé les bondes, le Grand Midi d'ici ne repassera pas par le monde, le manque de véracité sur les hors d'oeuvres et les rôts de Bébé Ponge, Lost Sports Cars of Georges Sim que Carlos abîme de ses souvenirs, Ode to Marie-Jo, telle fut hachée la brèche, par débit du fleuve Amour, voir l'Arsenal et nourrir les vairons à l'âme de silures, de la di-vague, de la cale sèche, La France grosse de raison, la France du Grand Dégondé, la France portes offertes, à la panse enflée d'un lourd silence, hors-sol au socle bidon permettant l'élévation inerte, le saut au ciel des psychopompes équidés, Tenthrèdes des domestiques domaties, France sicilienne, anti-palermitaine qui, pour solde de tout change ne touche à rien de l'argent des anges, princière Salinale, subliminale liminaire, sujette au mal d'humer les malles du vent ventre ouvert aux pales des moulins, aux mailles cilices de Job, à tuniques de mille non-Martin en peau de robe, en eau de rentes, La France à l'hypocauste inouï, de la toile du non-ouï, la France du Sans-Souci au tepidarium assourdi par les ghats de la petite cange, des descendants carnassiers à l'échelle desquels n'appareille nulle panthère, des tigres fêlés dont la symétrie ne se couche plus à l'ombre de ses angles, ne se douche plus dans les vendanges mais pouches the encryption dans la fange, séminale indivise et docte partageuse, maigre et grasse, aux liens de vaillance, odieux hémisphères d'un unique Parnasse, des tuyaux et des boyaux, des chuchoteries dans les caves du Royaume de la Grande Gueulerie, entre brûlure et torpeur, la France moujik accrochée au borinage de ses narines, la France aux beaux rivages des nouveaux barines jadis pourtant martyrs ou simples suppliciés, la France de l'Onsen jamais, la France au temps pour toi toujours au courant, la France aux Loire et Seine qui remontent les mourants, la France des prototypes de Sem et d'Eve qui démentent la possibilité d'arcs-boutants autour de la cathédrale de la femme engloutie, nouvelle volition, la France de mémoire, calibrée dans les dortoirs, ateliers du sommeil national de la doctrine Caliban, des monstres au tric-trac bon-enfant, la France faille Egée de la caverne de l'église, fille des résurgences bénites par les assauts de la crise, qui revoud se dévouer en analyses, cure et crame les outils, la France des jets d'or de Versailles, corsaires des bassins, cent Socrate aux mille mires, la France des jus d'os du parc Niavaran à تهران, sanglante France, flux de la France Niagara aux esprits déchus, la Françàl'âme de paille, du Wu-Wei, du non-hégire, hululée en effigie, prosaïque fasciée des plumes du décharnel amer, réticulée sur sa Longue Bordurie, calée entre les coussins gestionnaires de ses énormes empilades, du Rich Dad ou du Poor Dad, leurs enfants qui bossent à l'étranger, la France provinciale honteuse de Kay Dorsay qui pourtant pourrait s'assumer telle en toute bonne foi, des hères, de société, des réseaux d'après-corps du roi, des traces du sinueux effrité, la France de gestation des Justes, de la justesse plus que de Justice, au forceps de la droiture, la France drapée dans le Cras, des choses remises en bonnes mains à fond de mines ou sous les deux cents toits du Mas, de l'abandon des affaires de Satan, aux épaules cœurs de marges du manteau des aortiques saisons, la France factrice de phrases, celle économe en mots, celle du Char de l'état, du grès, du raz, bouts perdus de la Chine du cheval Mou brumaux, du chtar dans le pare-brise, la France de Praz, la France de la fonte des neiges libérales, aux anciens aqueducs, celle de Buzzati, de Lord Acton enfoncée dans les sables du Verdun marquis, charmantes marquises, façades de Sade, intérieurs sosies, des Corps-nuds-sans-testes voguant dans la perspiration des glaciers au fleuve Samara, des crapauducs ekphrasis passant sous la route noire des Mandiargues écrabouillés, mi-digue mi-vanne de la déraison, flamme férale du foyer rustique, la France au sourire cadastral qui noie les saints et les sages dans les sillons de sa nage mystique, dans le Sieg dans le Sag, sourde, sarde, remettez-lui les Vingt Regards de Messiaen, fou rire pour le port de Gdansk, le mort altier malade de la danse, Hamlet en compagnie d'une parde lui mène le Dansk, yeux crevés dans les hymens faillis, fendant puis fardant la nuit des Hauts Draps, à bras, mains, plumes, eider qui cherra, la France du double drame en eau peu profonde, du sans-sel, sur la langue phare, fade son butin, prise de prêt, trésor à crier gare, de l'inConnétable sœur Anne, Frankreich de Cioran, la France de l'impluvium du droit roumain, aux cent millions d'écrivains de génie à genoux dans les crevaces, la France écrevisse de la non rédemption de la carapace et du poids humain, comme un cabri branchies et nageoires glissant sur la Rance, marémotrice édénique, la France saumon des Atlantes, et la France dérivée vers Miquelon, la France potomane de ses propres fluides origines, glycémique regain de la France

samedi 6 août 2016

Tubular Wells of Nagasaki


Pour Agnès
Ohayo'mass'.
Loin très loin des Onsen Jigoku dits "De L'Enfer" de la ville de Shimabata-shi.
Son Inferno du Mont Unzen
Langue évaporée à l'antre du temps, dans les exhalations anosmiques du ventre de la Terre, il se voyait infloré dans l'intestin grêle de Kurt Cobain, égards décentrés, s'il n'avait pas prévu cet arrêt il lui fut facile de parlementer auprès de la propriétaire pour qu'on l'abritât cette nuit
07:35.
Rendu trop meingre par l'effet du voyage, Henri V ne lui trancherait pas la tête, le vieux cabinier a fini de briquer le sol non emboué dans la crépusculaire apothéose de la cavalcade invisible des destriers du maréchal Boucicaut trop hier fatigué pour aller à borgnon
Live blogging sur Flickr, le site des vieux macaques photographes rancis de froid le samedi matin
Flagrante absence d'araignée d'eau sur la surface du chabbat satin, peau de requin chagrin. (Ainsi note un proverbe du Kyùshù.)
Spartiate entrée.
Les murs de la salle sont émaillés comme en ronde bosse de Limoges, l'horloge l'observe avec la pénétrante attention d'un automate de Martinet, qu'il tâche de bien se conduire
Sobrement, avec beaucoup de temprément
Reliquaire de la Sainte Épine, il projetait son corps rétribution, sédiment d'un nageur de l'auspice
Paix royale, pas âme de Polémon-goo qui vive pour capturer quelque nue vision, arracher deux ou trois molaires de mots, rançonner la conversation à même la bouche. Bonne haleine du lieu, aucun feu follet de restes de filets de salive.
Le merveilleux silence Nihon
Vaporise les Nikon des bassins et des quais, ici on renverse les vues de Sakura Zensen sur les pierres encore brûlantes des statues de la cathédrale d'Urakami, Mitsubishi Motors ne s'appartient plus, avec le porte-cales qui ébouriffe les poils de son esprit, ne peut s'empêcher de tamiser les jeux aux soupapes de la vibration fine de l'espace, à chaque moment qu'il fait, dont la fugacité ne lui échappe pas mais qu'il regrette de se faire un stupide devoir d'auditer en bon commoner du Péril d'être originaire d'un pays chrétien, l'ecclésiaste du mois de Nissan galvanise tout à son phasage, halète devant les braises des pétales blancs de Hanami, lequel se regarde s'expanser, au boyau des soupirs cloqués, devant les tubes de glace de sa perpétuelle réionisation, Here the Tepidarium is not the message
Nakamachi, église d'Oura, Christ aux tuméfactions des outrerêves de traumas. Safrans, orangés, bois et briques réfracteurs des embrasements du Phénix
Faire à côté de lui place au père Petitjean des Missions étrangères 
Il découvre sur son écran un Gustave Thibon suer de tout son être au lancer de sa manière d'écrivain sur la calcédoine verte lauze émeraude toujours liquéfiée couvrant les murs du couloir, jadis tendu de velours parme couleur des fours solaires à pain de l'amour calciné, du blog fils d'une antique fusion. Les moelles enlacées de manichéisme seraient celles dont le vieux sage se gaverait les os, telles des fumées fluxionnaires jetées derrière le buffet du chaos, avance le noble commentateur 
Thibon, grand déprogrammateur des âges sombres collant aux basques du spectre de la massivité fantomale au fin fond diffus du monaural cosmos littéraire, avait sans doute parfaitement conscience de cette pensée robotique et binaire, de cette littéralité qui pouvait l'affliger (les Conservateurs contre les Révolutionnaires, pour dire vite, lui qui citait dans la même phrase Bernanos et le Tao, Marcuse pair de Thomas Aquinas), et que les fragments stellaires qu'il envoya en bouclier de la magnifique ignorance étoilée, douée de grande amplitude, étaient les invisibles outils d'un artisan de la réflexion propulsant dans l'air le réseau booléien d'une communion beaucoup plus plastique, tissée dans le végétal des simples du jardin des hommes, afin de la coder d'un magnétisme s'ouvrant à la lumière des sources multiples
Ne pas glisser, ni provoquer rupture de confiance face aux observants assis sur les accotoirs de leurs fauteuils d'aspersion, tapis dans le nombre, habitués de cette manufacture de la Savonnerie dans les bassins de laquelle même les plis des eaux chaudes sont de style Empire
Il est seul et déclenche la caméra. Les douches sont sur le palier si l'on ose dire. Pas de cabine particulière pour se laver. La patronne de l'hôtel lui dit que tout est concerté, que naisse l'amitié entre les peuples de la thérapie thalasso-thermique, lui souffle
Classique grand sourire. Et signale qu'il peut garder sa serviette autour du minuit de ses reins
La majorité la met sur la tête même à l'intérieur part-elle en riant
Il ne se rappelle plus quel est le mot pour souffre en japonais
Elle se gondole et joint les mains
Oui c'est de l'eau substantifique formée sur le radical volcanique
Coticé d'or et de gueule irrépressible désir de tenir le journal des visites de ces lieux, pléthore d'hommages que l'on peut rendre sur le cours du fleuve des quatre saisons aux auberges et hôtels qui baignent depuis mille ans leurs Baptiste de passage. Comme il avait goûté durant douze mois plus un toutes les tartes Tatin de France et de Navarre, comme nous emploie le sacrifice
À quoi bon penser cela, une journaliste allemande du NEON y aura nul doute pourvu déjà
Bien qu'il n'aime pas les saunas de métropole, qui poussèrent comme des algues vomies par les nitrates de l'imitation bête dans les piscines municipales surveillées par des MNS à l'oeil torve ou convoiteux, se souvient des incursions à la rivière lorsqu'il donnait le bain à sa belle et quelquefois, en aval de la nécropole, trempait son cheval, jamais sa voiture
Le cabinier insiste pour lui confier que quatre chevaliers français sont morts noyés plusieurs fois ici dans ces thermes, à cause de leurs lourds solerets à poulaine qu'ils négligeaient d'ôter, enfreignant du même coup une règle pourtant écrite (mais en japonais !, riposte-t-il)
Il repense à la scène du film italien sise dans le Spa de l'hôtel Schatzal à Davos où l'on voit Michael Caine et le général Keitel, lascifs bonifaces pétrifiés à l'Arbre de Vessie, déglacer le galuchat de la libido et ses reliures au chalumeau de leur souvenance. Nous sommes loin du regard porté sur Noemi par Renan. Où sont les Rutebuffle, les La Noétie, les Villonniers, les Mont-d'Aigues du Mont Unzen, pontonniers des ligands de l'amitié, chaude et calme comme l'eau de l'amour que nous connûmes de nos mères nippones de Somme, d'Oise et d'Aisne ?
Qu'est devenu le temps de la mixité des bains sociaux dont il avait de si près frotté le dos ?
L'électronique nudité n'est pas autorisée
Il entre dans l'eau avec son sortable coréen étanche à la main


mardi 7 juin 2016

Stromboli's holisticaholics hot girls (with sharks)



A soul-searching Rescue Party.
Looking for Anna's missing body.



NB : Poème de l'image du milieu, courtoisie de Kisoi B-M., 14 ans.

mercredi 25 mai 2016

Talmont (Visions du Médoc)

Gray Waves Matter
To Emma
The gray of the waves. Bay wives, mares almost, hardly reddish brown, white clay, anses au gel de l'Ulysse, whales' grazeable greasy cleverness
She grazed her bones when she beached there
The wavekaesque grayness of the waviness
The way of the graves crowns it all for a while
The greatest on earth, the waviest at sea
lament not at the milk or spume of the death they see.
Hellish cold and gray, crave breaking the vanished south
Never blew her lines, a fuse, a seal, nor talked windily,
off steam, selfishly bellowed the blabbermouth
in her
Vaguer ou ne pas être vague
Sortir de soi, hors des nasses acquises,
s'engraver sur l'île princeps d'Ise-shima
où les Rochers Nuptiaux de Meoto, dans la madrague
d'un soupir sacré qui les enlace comme le shimenawa
cher aux kami du dernier pont de lierre à Venise,
aspirent à la sédation du syndrome de l'échouage, précieux aux rorquals Aspergers.

Être ou ne pas être son propre iconoclaste.
Son autre dénacré, son propr'Anders
(Visions of Jack's body,
Cody's is a cod, something fleshy, the corpse of a code name, for the time beaching.)
Peerless gray white bleeding of the pearly waves
Unknown region to her, to me
another light gray salted oblast
of the nearest borders
Breaching leaps that even soulsearching
shipbuilders of the past
did not dare lay waste as insular petty craves.

La grège sauvage du Cambodge
sur un banc d'écailles laissées pour solde des miettes de tout sonar par un long commonwealth de pagres
égarés sur les hauts fonds et les écueils de l'émetteur de grèves d'Imre Nagy
rhabille de son poult-de-soie le maritime onagre
des perfides courants de Saintonge
affalé-là telle une quasi carcasse, que les os des flots ne rongent plus, sur le redent du sable dont les sédiments du socle intestin conspirent lui dépiécer déjà le tract de peau dans l'huile des songes.




Par le premier hérissement d'un merle liancourtois, à cinq heures du matin, grésil des sables du soir blanchis dans les devers d'une patte d'avocette, chant qui sourd depuis le tube herbier des sons du cylindre d'un nouveau modèle de Velocette.

Saisi toujours par les visions de la vigne bleue du Médoc d'outremer telles que les gens les gagnent au vent de la rive de Talmont, sans doute aussi depuis les Mauges et la halte fluviale d'Ancenis, frappé par la vaillance de Sainte-Radegonde, reine des bassins gris de Thuringe et fille des Gois de la Hongrie des détroits, qui fit pousser l'avoine aux fanons de la jubarte afin que la Pâque par laquelle s'engouffra Jonas fût autrement doux passage et des plus blonds. S'attirer la candeur du chrome virtuel des aimants jaspoïdes à son église, entre falaise Caillaud et remparts de la Tour Blanche, édifice qui semble sécher le sang des personnages qu'un auteur imprudent se serait offert de lancer au long cours d'avalanche d'une diffuse et fluctuante narration sans trêve nécrolyse, (le vermeil des veines du vilain diacre Moriarty, par exemple, dont le détective-consultant Kerouac eut tant de mal à décramponner la main vitrifiée, collée-fondue au goulot d'une bouteille de Haut-Brion alors que le surprit la déflagration d'une bombe atomique lâchée sur Arcachon, au moment de la guerre de succession des caldarii, ouvrages semés de par le vaste monde lors de la construction des Thermes généraux sous les murs des bories, de romaine invention), parfois sidéré par le gris immense de l'Atlantique au loin que l'on jurerait induré sur l'effluve de La Rivière, ainsi que les pêcheurs de carrelets sur leur ponton charentais nomment la Gironde. L'impression d'une lame de tsunami qui se languirait d'Amaterasu, gercée de blanc, ourlée de gris majeurs et inouïs, bouillie de bord de l'eau feinte, jardin de craie des gargouillis secrets, et leurs effets de laitance sur les lèvres des lamproies, grains de beauté sur la bouche des pêches à la mouche traversées, baie d'aloses fatales, les émeraudes violines des crabes enragés prêts de suturer une Vinh Ha Long décousue, avec des teintes de pierres renversées dans la poudre des pistils de la digitale, elle-même pétales roulés dans la grande allée pavée des ondes de sa pourpre éteinte.
Je ne connais rien de plus distant de moi, de plus réfractaire, peut-être, comme si un paysage avait ses têtes, et d'autres qu'il désirerait couper. Pourtant ici s'émet un accord, se ligue une note d'atoll, qui, comme se rapprochent nettement les cœurs, désaffectent ce véloce instant de toute élation. Qu'elles placent ainsi les hommes, ces visions, avec la flagrance des brisants de l'herméticité, au-dehors de soi, est sans doute cérémonie discrète que viennent éprouver les gens du cru ou les touristes, pourquoi douter ?
Une sorte de face à deux piles (ou deux arcades à trois voussures comme pour la façade nord de l'église de Radegonde), par moments l'apparition furtive du Pierre ambigu de Herman Melville chevauchant un Kraken écumeux et borgne, d'autres fois les traits subtils du visage de l'Odile de Gadenne, glace capable d'ébarber au velours d'un mouchoir, plutôt que l'effacer au burin des reflets de secours, la pourriture des sédiments romanesques et leurs invisibles algues laminant notre masque, emprisonnant les gestes à nos atours.
Avec chaque fois, vue, à peine forcée, sur l'estran d'audace unique, celui qui met au désert de soi.
En Baie d'Authie, à l'aube des Troie, ou sous la naissance de l'orage vers deux heures et demie de l'après-midi, cela faisait la même chose. Puits de calme subit, ou silence de cincle vers les spirales de la tempête de sable, la côte brisait sa coque de polarité dans la vitesse du souffle des dunes aux cordons étranglés, magnétisme du champ marin détrôné, sa large pause répandue comme la fonte d'une couronne. 


Si proche, si loin
Visions of The Médoc
(Les deux dessins par Hubert Persault.)

vendredi 19 février 2016

嵐山東公園


Panneaux anoptiques d'un récit
conduit
de la paume


Je parle avec ma soeur chez ma mère.
Je rentre du Japon, elle évoque de son côté des souvenirs encore frais du même pays statue.
Nous nous rencontrons très vite, échangeons beaucoup sur tous les sujets possibles, elle est très rapide dans l'exposition et la revue de chaque situation, pour la suivre je me dessine dans le creux de la main des personnes que je n'ai pas le temps de lui décrire avec des mots, j'hiraganise à l'arrache et laisse quelque kana pour more dans le marais de mon syllabaire animé simplement pour mettre la pensée au rythme de sa battue.
Cela ne la dérange pas, ne le remarque qu'à peine.
Le trench-coat du gouvernement français, assemblée pour le moment assise à boire un petit noir au Café Singer, marche tout seul, revêt maintenant le corps spectral de la French Tech vaquant sur les quais de la Prospective comme le nez du bec d'Ambès absent au milieu de la Mer Ligure, déserte la guerre qui s'est déclarée toute seule au large puis résorbée veule sous un pont de la Seine.
Ses agents ne causent plus que le Kanban, ne se décharnent plus le tronc depuis l'enveloppe des Hubs, entre trois alertes push, tranquillisent leurs doigts sur l'écran de l'app à l'invisible cape, souches ordonnances de la mise à jour, sachant surgir casqués hors des trous d'obus, ruches à l'intérieur desquelles agonisent d'épiques faillis, héros archicubes, pour le rituel d'un instantané Kaddish en peluche donnerai mille cabanes.
Van Houten sur le carreau, les mangeurs de miel du Gâtinais ont quitté leurs chaussures devant la porte du Borinage while our little Vincent is on the prowl in search of the ochres. Mother veut changer la nappe, laisse je préfère cette chaleur de coraux, comme le porte-monnaie rouge, c'est ma madeleine dit l'Agnès, j'aime aussi mais l'ai en horreur, ne peut la voir en peinture, sur les tables insoumises des gargotes de la bonne Urbs de Rome.
Coup de blues grisou, de Mons en Marcasse limitrophe, faites partir mon corps comme sur une barque de la Somme vers l'abbaye de Saint-Ghislain, que chantent les hommes à mon dernier voyage, des vers salamandres de la forêt en feu l'inaugural festin, the first ever and last beautiful send-off.
Non, encore lui. Le conseiller financier pour toute l'extrême Asie de Mrs Kay Dorsay, Dame de Musashi, près l'ambassade de Tokyo. Oui, il connaît tout Miyazaki, Murakami, pense, mange et dort Debussy, Ah ? ça doit te plaire alors...
Il s'arrange pour faire venir un tokyoïte dans sa Camry pullman chaque samedi, chaque dimanche, échafauder l'ascenseur d'un tour secret de la capitale, se faire tout avouer, ou même recommencer l'itinéraire vertical lorsque, l'autre semaine, il s'aperçut qu'il fallait piquer l'intérêt du beau guide endormi presque à court d'idée, avant qu'il ne saturât. S'étonne qu'un comptoir French Tech ne soit pas établi en Oiselle-Vélande et en Laustrasie, se fait du souci pour ma pauvre carcasse. Ne donne pas cher, et répand du citron sur la tenpura.
L'enfant de quatre ans se demande si le chat que l'on m'annonce disparu est mort de faim, s'il est au ciel. L'aîné qui naquit en 2002 au Japon s'est laissé drosser sur la rive d'un portable qui montre la submersion d'un pilote jordanien brûlé vif, ne voit plus que le sel semé sur le quignon carbonisé d'un reste de main, angoisse, me demande si l'on ne pourrait pas aller sonder dès aujourd'hui les yeux dans les yeux l'homme exorbité de son point vernal sapientiel.
Le gouvernement français que toute grâce parachève est enfin redescendu de son nuage, fuyant nu son mariage de lis pétersbourgeois, n'achète pas à crédit la bonne humeur de Medvedev, préfère les rues de Hong-Kong et celles de Beijing à l'urbain écobuage qui gronde, qui fait peur aux Seigneurs serreur des anneaux de la dirigiste stupeur. Sous d'autres dents, d'autres meurent. Je reprends les dessins sur la main, plume de lignes et paume fileteuse du rêve.
Les radiateurs ne rayonnent plus et sont à changer, il y a des amas de rouille qui se forment et bouchent les eaux sortantes de la chaudière étouffée. Merles de noir vulture, les bars non décantés la pressent de leurs serres jusqu'aux joints de ses vannes, valves de ses membranes.
Au milieu des sommiers de filasse du sommeil paradoxal, sur le terrain de jeu de l'Arashiyamahigashi Park, je voudrais adresser, j'envoie cinq balles à Fred Exley par-delà les trois brins, glissant comme les branchies de feuilles d'arecs, de la rivière Katsura, Sakyô d'eau douce d'un grand régalec, arc "à main gauche" de la ville de Kyotô, très loin de tous les palais.
Demain matin sur l'aube navarque passe Philippe, le plombier pilotin, xin chào, bonjour monsieur Van Tran.


Le conseiller ressemble à un prêtre shintô
de Arashiyama que je connais

dimanche 20 décembre 2015

Trait de Shin

_
447_ Kanji harai
d'un portable aux fondus enchaînés
pris à la glisse du rail

Pour Agnès
Dans les grandes lignes, en résumé faire vite,
le vent de Chine expulsait ses grasses borées,
peintes au Venturi de ses traînes à séborrhées.
L'alerte rouge à l'ouest chassait ses prompts lévites.
Missives d'air vicié qu'un nouveau souffle invite
à fuir par le pont-levis du rail arboré,
dont l'écartement interdit à la Corée
de se rêver envahie, quand mer l'évite.
Shinkansen Tokaido, même largué par Eisen,
Hiroshige continuait à pied sur la scène
des cinquante-trois étapes de la route vers Kyoto.
Hokusai était un type plus exubérant,
l'école Kano, images de montagnes et d'eau,
n'est que bail où fondre un Fuji réverbérant.

Gare d'arrivée à tourniquets discursifs:
Cela les rapprochait des trajets faits à bord d'un train cévenol, avec des photographies de paysages accrochés dans les compartiments, comme dans le Capitole des acheminements d'antan. La gare de Mishima ressemblait à celle de Brive-la-Gaillarde, ou Montélimar qui accueillait le Mistral, Henri Pourrat croisait l'auteur de Spring Snow sous les cerisiers plus roses que blancs ici en plein débourrage des longs cheveux du printemps. 8° le matin, on annonce à Paris des chutes de pétales, les carbonaristes climato-fidèles sont contents d'en posséder enfin la preuve, écrite dans le ciel puis écrasée de noir accablant sur le papier des bans superbes aux lettres décrétales. Pour un peu il s'attendrait voir passer un bras d'Edward Seidensticker tendre à la borne de compostage d'un guichet endormi le billet qu'il viendrait de tisser dans les décoctions bizarres d'un thé filtré sur les reliques et les bris de cocons de vers à soie qui disent tout haut le droit auto-traducteur. Passera le Doctor Yellow réparer les voix, les sons qui sortent de sa bouche lui font nasaliser les voyelles comme à un bec de canard, il devra bientôt restreindre ses liaisons à vélo. Le nuage de l'ennui fantasque le reconnait comme un voisin de l'hauturier grand anticyclone sibérien et l'entoure toujours de ses mains au Japon dès hors de Tokyo, il envie les jeunes qui saisissent au pinceau les merveilles qu'ils disent voir et capturer mentalement dans les rues, sur les rives des fleuves, et dans les grands magasins. Il n'y a que la beauté physique et morale des gens du Kansaï, le sens plastique des habitants du Sendaï, miel humain, sel de la matité boréale sur le parvis de Tohoku vers l'isthme Fukuoka, qui le tiennent en éveil entre deux verres pris à l'usine d'une assaillie kabushiki gaisha, (les autres bières voient la tendance à diviser le degré d'alcool par seize les toucher de plein fouet) même les petits macaques mages des sources chaudes, dont il se refuse être le jouet, le laissent froid dans le lissage de sa glande pinéale. Il ne supporte les onsen des maisons Ryokan que si l'on l'y laisse tremper son Yomiuri Shimbun papier déplié pour le lire à son aise.


Photographie : Agnès Dalarun
(Fujiyama du Shinkansen Tokyo - Kyoto
dimanche 20 décembre 2015 à treize heures dix)

jeudi 17 septembre 2015

Cézembre blanche sur le Japon

421_ Peinture de Armand Gauthier


Réunir un nouvel équipage pour l'Orient
ramender les filets, recoudre les voiles au Dacron
repartir pour le Japon
porion des houillères
jaunies par tant de croisières
fuck me, recouvrir de peinture l'avion s'armoriant
Se réencre le petit matin du jeudi 17 septembre, l'œil levant, paupières aspirant les sucres de la lumière, cela devait suffisamment contribuer à le rebuter comme ça, le jour du départ s'annonçait pour le vingt, un dimanche plein quelle idée, un truc pour donner l'envie d'arrêter de respirer au patient d'un médecin de campagne russe, entre le blanc du sommeil et le jaune du réveil, albumines super glyquées de l'éveil et résidus du vitellus, plage de la rêverie, en livrée de combat sous la cuticule de leur coquille, dans la chambre à air, il eut la vision d'une double flamme blanche, champ du repos dévasté par la tranche, il pouvait lire dans son demi-rêve comme en un livre ouvert, deux femmes tubées de vif argent des pieds à la cornette, filles de la Charité, soeurs de Saint Vincent ou nonnes bouddhistes de Ryôan-ji peut-être, méninges en hiver, qu'en savait-il, squelette de la nuit qui ne l'habitait plus depuis longtemps, ni trop abîmé de fatigue ni de dormition assez ivre pour distinguer quoi que ce fût de ce délicat bunraku suspendu flottant sa manche de vair, elles avançaient sur le bord gauche de l'image mentale, à la rive du lac d'un bois de Boulogne, froides comme un foulard de soie grège au mois de novembre s'envolant dans le thal, mains et gorges trop serrées pour jouer du koto autour du cou des grues et des cigognes, près le gouffre du yujo kabuki des hypoyhétiques prostituées de la rue du Bac, Sagawa Issei devait en connaître bibliquement plus d'une, en rêve ou pour de vrai dans ses fantasmes réussis d'exquis petit salopiaud revenu de la Fac encore plus malin. Il y avait une tête rassurante dans la partie droite pourtant, celle d'un acteur de films de samouraïs ou peut-être le visage d'un peintre célèbre de l'Ukiyo qui lui faisait dire que ce n'était pas la bouffée d'une incompressible peur qui transpirait à l'alvéole du lendemain. Pourquoi pensait-il à l'affreux masque assassin du 11 juin 1980, coulé dans des résines qui fréquentent habituellement les moules jusqu'aux plus inavouables confins, contours amiboïdes sans retour possible vers l'humain ?
Polir la bigue
remonter les mâts
frotter les lattes du pont qui les irriguent
Recueilli il faut que j'aille faire mon récollet de cinéma
Long ennui profond d'un retour vers le Japon
Transfinir en continu comme un Cavaillès au château brillant
laisser les gars de l'
Anâtman rissoler dans les donjons priant
pour un aller-simple vers la Terre Pure à la porte du Shingon
Saluer quand même Nishida, Tanabe
et Nishitani sous le camphier
Kôbô-Daishi
Excusez-moi, mais on me retrouva noyé au lac Biwa
Laisser derrière lui des personnes qu'il aime, sa mémoire vacille, comment va-t-elle faire sans lui ? Des relais, des appuis, certes, Nihonbashi vers sa mère, pont sacré que l'on leste d'une lourde quille, qui peut dire si la mort n'en profitera pas pour mordre dans la chair couleur crème de sa vie ? Observer surgir derrière lui un Sagawa à la moelle de shakespearien s'épanchant désirs et salive de revoir Renoir dans ses toiles jusqu'à la folie. Pourquoi ce rappel laissant passer le jour à la fente de ses écoutilles ? Souvenirs de Lecter, relecture d'avenirs ? Morsures sur l'Apfel, Le Géant dévoreur, le Vieux Puits Moussu de la Maison de Kamakura, l'Issei du brouillard parisien lui revient dans la figure par le bruit de la pluie s'allongeant en pente faible sur les toits de plomb ou de zinc, au creux du boyau des gouttières de la remembrance sans charpente, à cause de la vision la veille d'une émission sur la Rance où l'on voyait la propriétaire de l'île Cézembre tirer l'eau potable d'un puits cerné par le lierre sauvage et les chardons bien qu'il fût filtré par les hiers toujours actifs des charbons. Bretagne des ultrasons au revers des Kouriles, larmier des ombres charnières et frissons de l'Edo à l'Hokkaido, oriental répons sur la Segisama Briga. 
Fuir instantanément par un pan de l'aorte au coeur du Japon des sujets
Croire aux bienfaits du battement d'ailes de l'internet des objets
Voir les Otakus rendus osmotiques
enfin solubles et buvables dans les eaux douces de la micro-entreprise
Renversée respiration de la loi salique
Retrouvée Chanson d'Aiquin
déchaussée magnifique
nue lissée des iambes
dans le couvent des franciscains
Fourbir l'épée qui réveillera le dragon du temple des mousses de son abyssal repos démographique
S'enfourner les obits de l'antimoine dans les gousses de deux valises
Dieu que les cheveux, yeux glissés et pâles les jambes,
de la femme japonaise sont beaux dans les miroirs et les rejets
--
indult et rescrit de la justice par éclats n'y pourront changer rien --
voler vers Kyoto en compagnie de Renée H. et Fred Exley. 

mardi 1 septembre 2015

Ivre du Père et de Peinture


417_ Scène du film de Keiichi Hara Miss Hokusai, Japon - 2015

Pour P-E G.
Artemisia du Gakyôrôjin
Origine du monde d'Orazio
Loin des lacunaires Tadzio
Délicieuse Oyei (comme ton nom
L'écrivait jadis Henri Faucillon)
Petite Isabelle d'un Ilya Prigogine
Sève-miroir des savoirs lagunaires,
Venise est un cordon qui enserre et dévore
Ses enfants tel un Ukiyo-e subrepticement piscivore
Musume-san du paysan Hiyemon
Femme au coeur d'or, Girigataï décolore les haillons des démones
Tu ne laisseras jamais tomber à l'eau l'Otusan octogénaire
Hazan au trait vif, reliefs d'aumônes, il fallut satisfaire demande et clientèle
Airs des princes de Tokugawa jusqu'au chant de la Maison du Shôgun
Sauver pinceaux, un feu sous son toit et l'estampe mourut calfeutrée de scoumoune
Passer de Bakin à Ranzan, s'accrocher aux branches des Kakémonos
Jouer tours pendables aux choses pendues, cimes féminines Adieu Gatarimono
Dire oui aux Rônins, garder l'humour sans malice du peuple notre parentèle
Génie de la constellation du nord
Il est dégueulasse et vit dans la crasse
Et alors, et alors ?
C'est pour Hiroshige lancier du ciel qu'il selle dans le bleu ses rapaces
Fille d'artisan qui n'est guère loquace
Et traite couleurs comme si elles étaient au bord
De s'envoler des mains du graveur tout à son angoisse
Ne pouvoir saisir les ailes du destin aux erres cursives des veines du cuivre échappées à la mort


Un signe subaérien
(car je ne suis rien) 
au Fou de peinture
qui disait dans sa préface
aux Cent Vues du Mont Fuji :
Quand j'aurai cent dix ans,
chez moi, un point,
une ligne,
tout sera vivant.


mercredi 24 septembre 2014

Hejsan Françoise-san

Hejsan Françoise Sagan
À Paul Edel qui nous fit redécouvrir James Salter
un an avant tout le monde sur son blog.

Kära Fransciska,
345__Les gens de métier, ivres du sel de la peinture des plaisirs de l'été, aiment toujours vos livres et pensent à vous quand il leur faut passer le pont de l'automne à la fêle du souffle de son équinoxe, connaissent par double paire de coeurs, explorateurs de serrures et de huis, les chemins de jointure des étiers de vos romans, comptent sur leur pouvoir évaporateur, misent sur la battue nouvelle, dans le bel heurt mat du pas du cheval, des cartes faussées à la pelle, élongées à la louche, de l'atone intox qui pend dure comme le buis, lorsque l'envie de vivre au soleil d'autres bassins, de fuir les entrées d'air chaud à la bouche du réacteur littéraire (cisaillant du bruit sourd de ses éléphantes turbines, finalement très proche du labeur d'un silence, le ciel littoral pincé jusqu'à la déchirure, décollant au sifflet le liège des canaux et des biez des nuages gelés dans les moulins de pièges trappeurs des ranz de Rousseau dans l'enfance du vent d'une musique aux faibles amures), décante les désirs de sèves à la gorge des aunes. Les hante l'idée de sonner, à l'horloge délivrant les amours salines, l'heure démiurge que vos tables saunent.  
Tout le monde sait votre sensibilité à la lumière de l'automne, la ronde d'un cheval bai, -- devant les parieurs studieux d'octobre, têtes ailleurs, sans soucis, veuves de leurs débours, le voile d'une robe isabelle les lavant de la sueur des galops intérieurs de l'opprobre --, tâtant sa fébrilité sur le sable du pesage, tenait dans votre qui-vive quelque chose des salmones qui remontent vers les fleuves, aux rivages, comme sous le sabot d'un flyer l'étroitesse de l'équilibre des chromes du feu des anciens phares, sous la quille d'un bateau la tresse d'un éclair blanc fendant par l'étambot les bancs de poissons dont l'éclat des écailles à leur sveltesse n'est jamais transpercé par l'épars, de l'hippodrome de Deauville à l'estran de Cabourg, votre oeil remplissait les orbites du ciel normand d'images neuves jusqu'aux creux intimes des paysages de ses hautes salières. Capée dans les amas stellaires des villes, comme une ourse sur le kilim des épaules d'un aurige immobile, détournant les rivières du récit de l'embarras des embâcles, vous glissiez sur les merveilleux orages de la vitesse, que vous enviaient, dans le secret habitacle d'un mime tranquille, bien des voitures de course étrangères.  
Vous refusez qu'on vous donne de l'altesse, les pieds au milieu des cercles qui les tanquent, et tenez dans vos mains le rôle de la banque, gardez manuscrite la preuve de la dette que le pays contractait les doigts sur l'écrou de sa jeunesse, c'est vous qui apportiez à la France de mille neuf cent cinquante le desserrement du précieux temps jaloux, plus précis que pressé, des "années sveltes." Le grand saunier de la céleste praxis du style vif mais dense, l'américain James Salter, capta ce fluide apollinaire de bonne lance et en fit peut-être l'une des sept sources de son étang lorsqu'il écrivit, vingt ans après, au coeur des septante, Light Years, muid parfait des manières d'écrire dans les marais des bréviaires, à la lyre du copyright contemporain, au volant des vélins d'abondance. 
La témérité de votre élégance, qui n'eut même pas à jouer les secondes natures, forçait les chemins de la liberté prise à l'avance. C'est elle que vous reversiez, sans montrer les cicatrices des accidents commis, l'âme épiée nue, dans les vapeurs d'apnée et les fracas de bouteilles déprivées d'air comprimé, alors que vous négociiez votre vie au fin tourment des vices de viroleuses ratures, dans les verres de vos amours ou de vos amis. À la cadence d'un à tout' berzingue qui négligeait le secours des élingues pour se relever des ivresses où vous avaient plongé les encres détentrices de puissants pollens, aux mille tentacules de parfums virulents comme des filaments stylaires issus de la fleur de sel d'un rêve enfoncé dans la résurgence d'un esprit rimbaldien galamment sédimentaire, tout à votre création vous les notifiiez des dangers et, depuis la barque d'une illumination, balisiez le chenal de leur détresse.
Des gens disent que vos adjectifs déferlent, qu'ils bombent vos textes d'une trombe de paroles convexe, mais Emmanuel Berl aimait bien leur vitesse ascensionnelle, moi j'admire la valeur du tempo de vos verbes perfectifs qui dévale les pentes du bonheur à l'adret des ombres du malheur, là où vous désirez qu'elle retombe. Grand Minuit ou Middagstid, votre style montre un sens du plein et du vide inné très dans la manière chinoise que guettait Hiroshige dans ses estampes, montées, descentes, dans les before et les after de dîners et de fêtes aux fastes liquides qui faisaient battre les tempes, l'une ou l'autre des cinq voies du Tôkkaidô, pour l'accueillir semblaient s'être liguées. 
Salter, qui s'arrange peut-être pour décrire les paysages et les saisons comme s'ils étaient des cuisines ou des intérieurs de maison, les chambres et les salons comme s'ils étaient parties de canyons ou de vallons, et la sage beauté des femmes tirant à elle avec infini tact, comme un panneau coulissant sur la tranche, la barrière de ces deux natures étanches franchie du pas souple de l'étrange culture propre à son sexe, comme si ses anges mettaient les trois mondes en contact, lorsqu'il nous l'offre, marchant aux colonnes de Rome et Paris, arrêtée sur un lit prête à faire l'amour (sprawled in her clothes, c'est beau), ou préparant le repas qu'on jugerait toujours du nouvel-an, comme aujourd'hui en somme. 
Dans Light Years, on voit Nichi, une jeune japonaise qui n'a lu ni Proust, ni Pavese, ni même entendu parler de Gurdjieff, perspective d'un grand malaise pour vous, et de prompts arriverderci, ouste, sayonara, aucun grief, décrite exact reflet de Miss Golightly, vive chair de Blake Edwards, souple et légère sur les pas des chats errants amoureux de Holly, small-boned, comme il dit, combien de fois aussi les journalistes de Paris-Match ou d'Oggi ont-ils noté votre félin aspect, mais c'est plutôt au sanctuaire d'Inari qu'ils auraient pu mieux vous cerner, vous rencontrer, sous l'arbre d'Ôji, "au rendez-vous des renardes", à la douce haleine d'une autre tchache. Vous ne leur avez jamais vendu la mèche ramenarde de ce petit-lait, c'est pourtant là que nous avions possibilité de voir filer les flammeroles des feux-follets de votre écriture aux célères bielles, que ne rencarde, sous le micocoulier de la particularité d'un soir, jamais le prêche de personne, par les sfumati et bokashi des étoiles de sel, cristallisoirs du kitsunebi que couronne le velours bleu soufré des nuits du ciel. 
Je vais aller voir s'en griller une petite les employées du Normandy, assises en tailleur sous un bouleau de poche, dans le creux de la façade nord, près de l'escalier de secours-incendie, qui donne sur la rue Hoche, en votre honneur avec dans la tête le souvenir du tout sur le 8 joué le huit août loin des manchots bandits, dans la chaleur du début de l'automne. La dernière fois les filles du lycée Maurois n'avaient toujours pas froid. It was a mild day. The summer was at its utmost there to last, comme une ligne de James Salter, traçant les signes que floute la lumière d'une borgata d'Accatone sur la route. 
The early Saganlitteratur was a beautiful day.  Hej priestess.
Photographie de l'Estampe "Ôji Shôzoku enoki Ômisoka no kitsunebi" (9/1857) tirée de mon exemplaire du livre de Henry D. Smith II publié en 1987 chez Hazan.