samedi 6 août 2016

Tubular Wells of Nagasaki


Pour Agnès
Ohayo'mass'.
Loin très loin des Onsen Jigoku dits "De L'Enfer" de la ville de Shimabata-shi.
Son Inferno du Mont Unzen
Langue évaporée à l'antre du temps, dans les exhalations anosmiques du ventre de la Terre, il se voyait infloré dans l'intestin grêle de Kurt Cobain, égards décentrés, s'il n'avait pas prévu cet arrêt il lui fut facile de parlementer auprès de la propriétaire pour qu'on l'abritât cette nuit
07:35.
Rendu trop meingre par l'effet du voyage, Henri V ne lui trancherait pas la tête, le vieux cabinier a fini de briquer le sol non emboué dans la crépusculaire apothéose de la cavalcade invisible des destriers du maréchal Boucicaut trop hier fatigué pour aller à borgnon
Live blogging sur Flickr, le site des vieux macaques photographes rancis de froid le samedi matin
Flagrante absence d'araignée d'eau sur la surface du chabbat satin, peau de requin chagrin. (Ainsi note un proverbe du Kyùshù.)
Spartiate entrée.
Les murs de la salle sont émaillés comme en ronde bosse de Limoges, l'horloge l'observe avec la pénétrante attention d'un automate de Martinet, qu'il tâche de bien se conduire
Sobrement, avec beaucoup de temprément
Reliquaire de la Sainte Épine, il projetait son corps rétribution, sédiment d'un nageur de l'auspice
Paix royale, pas âme de Polémon-goo qui vive pour capturer quelque nue vision, arracher deux ou trois molaires de mots, rançonner la conversation à même la bouche. Bonne haleine du lieu, aucun feu follet de restes de filets de salive.
Le merveilleux silence Nihon
Vaporise les Nikon des bassins et des quais, ici on renverse les vues de Sakura Zensen sur les pierres encore brûlantes des statues de la cathédrale d'Urakami, Mitsubishi Motors ne s'appartient plus, avec le porte-cales qui ébouriffe les poils de son esprit, ne peut s'empêcher de tamiser les jeux aux soupapes de la vibration fine de l'espace, à chaque moment qu'il fait, dont la fugacité ne lui échappe pas mais qu'il regrette de se faire un stupide devoir d'auditer en bon commoner du Péril d'être originaire d'un pays chrétien, l'ecclésiaste du mois de Nissan galvanise tout à son phasage, halète devant les braises des pétales blancs de Hanami, lequel se regarde s'expanser, au boyau des soupirs cloqués, devant les tubes de glace de sa perpétuelle réionisation, Here the Tepidarium is not the message
Nakamachi, église d'Oura, Christ aux tuméfactions des outrerêves de traumas. Safrans, orangés, bois et briques réfracteurs des embrasements du Phénix
Faire à côté de lui place au père Petitjean des Missions étrangères 
Il découvre sur son écran un Gustave Thibon suer de tout son être au lancer de sa manière d'écrivain sur la calcédoine verte lauze émeraude toujours liquéfiée couvrant les murs du couloir, jadis tendu de velours parme couleur des fours solaires à pain de l'amour calciné, du blog fils d'une antique fusion. Les moelles enlacées de manichéisme seraient celles dont le vieux sage se gaverait les os, telles des fumées fluxionnaires jetées derrière le buffet du chaos, avance le noble commentateur 
Thibon, grand déprogrammateur des âges sombres collant aux basques du spectre de la massivité fantomale au fin fond diffus du monaural cosmos littéraire, avait sans doute parfaitement conscience de cette pensée robotique et binaire, de cette littéralité qui pouvait l'affliger (les Conservateurs contre les Révolutionnaires, pour dire vite, lui qui citait dans la même phrase Bernanos et le Tao, Marcuse pair de Thomas Aquinas), et que les fragments stellaires qu'il envoya en bouclier de la magnifique ignorance étoilée, douée de grande amplitude, étaient les invisibles outils d'un artisan de la réflexion propulsant dans l'air le réseau booléien d'une communion beaucoup plus plastique, tissée dans le végétal des simples du jardin des hommes, afin de la coder d'un magnétisme s'ouvrant à la lumière des sources multiples
Ne pas glisser, ni provoquer rupture de confiance face aux observants assis sur les accotoirs de leurs fauteuils d'aspersion, tapis dans le nombre, habitués de cette manufacture de la Savonnerie dans les bassins de laquelle même les plis des eaux chaudes sont de style Empire
Il est seul et déclenche la caméra. Les douches sont sur le palier si l'on ose dire. Pas de cabine particulière pour se laver. La patronne de l'hôtel lui dit que tout est concerté, que naisse l'amitié entre les peuples de la thérapie thalasso-thermique, lui souffle
Classique grand sourire. Et signale qu'il peut garder sa serviette autour du minuit de ses reins
La majorité la met sur la tête même à l'intérieur part-elle en riant
Il ne se rappelle plus quel est le mot pour souffre en japonais
Elle se gondole et joint les mains
Oui c'est de l'eau substantifique formée sur le radical volcanique
Coticé d'or et de gueule irrépressible désir de tenir le journal des visites de ces lieux, pléthore d'hommages que l'on peut rendre sur le cours du fleuve des quatre saisons aux auberges et hôtels qui baignent depuis mille ans leurs Baptiste de passage. Comme il avait goûté durant douze mois plus un toutes les tartes Tatin de France et de Navarre, comme nous emploie le sacrifice
À quoi bon penser cela, une journaliste allemande du NEON y aura nul doute pourvu déjà
Bien qu'il n'aime pas les saunas de métropole, qui poussèrent comme des algues vomies par les nitrates de l'imitation bête dans les piscines municipales surveillées par des MNS à l'oeil torve ou convoiteux, se souvient des incursions à la rivière lorsqu'il donnait le bain à sa belle et quelquefois, en aval de la nécropole, trempait son cheval, jamais sa voiture
Le cabinier insiste pour lui confier que quatre chevaliers français sont morts noyés plusieurs fois ici dans ces thermes, à cause de leurs lourds solerets à poulaine qu'ils négligeaient d'ôter, enfreignant du même coup une règle pourtant écrite (mais en japonais !, riposte-t-il)
Il repense à la scène du film italien sise dans le Spa de l'hôtel Schatzal à Davos où l'on voit Michael Caine et le général Keitel, lascifs bonifaces pétrifiés à l'Arbre de Vessie, déglacer le galuchat de la libido et ses reliures au chalumeau de leur souvenance. Nous sommes loin du regard porté sur Noemi par Renan. Où sont les Rutebuffle, les La Noétie, les Villonniers, les Mont-d'Aigues du Mont Unzen, pontonniers des ligands de l'amitié, chaude et calme comme l'eau de l'amour que nous connûmes de nos mères nippones de Somme, d'Oise et d'Aisne ?
Qu'est devenu le temps de la mixité des bains sociaux dont il avait de si près frotté le dos ?
L'électronique nudité n'est pas autorisée
Il entre dans l'eau avec son sortable coréen étanche à la main


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