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mercredi 28 janvier 2015

Le Testament de Qin Chirac

It's better to be a boner
oneself
than to spread away
your self
searching for "le bonheur."


368-''''''__Je crame au vent
les papiers du notaire en langue guèze,
je lègue ma fortune en l'état
et mon corps à la nescience de Diéguez.
À l'Adam n'auront rien à creuser mes enfants.
Qu'on m'enterre au son de la cithare chen en ré dièse
et jette le contenu de mon urne vide à la falaise d'Ètretat.
Burinez, s'il vous plaît, la veine de mon nom au fronton du musée de Sarran.

Parti hier soir promener l'épisode Black Dog
qui serrait à mon âme un collier sans prévenir.
Sur le trottoir de l'avenue Frédéric Le-Play,
pleuvaient comme des cordes les jeunes filles sans avenir.
De balcons propices aux vols planés des travelogues,
chutaient d'énormes dictionnaires Duden pour finir
de pâter les survivants sous d'invisibles plaies.
Une fois de plus glisse ma galère qu'à Dieu ne vogue.

Encore une fois de moi la mort n'a pas voulu,
je suis rentré à la maison avec le chien
tout plat qui me servait hier à saucer mon bol.
Montaigne part en volutes, je ne rêve plus à rien.
Mes Mémoires n'ont chez moi beaucoup de grains moulu,
mon "tour d'y voir" me rendit aveugle pavlovien,
Bergeron ne me disait pas homme de paroles,
j'ai manqué de vision au cul du règne goulu

La chair de Proust est triste et j'ai lu tous les LUI,
je lègue tous les moulages de mon membre viril
à la blonde du Conseil Général de Corrèze
qui peut s'émouvoir dessus comme le moine Cyrille
le fit devant l'alphabet khazar pris à la nuit.
Je me sens frère de Jimi, homme au manche habile,
dont les amies plâtraient parties après la baise,
dans son sommeil du juste, monsieur Klein agrandi.

J'invite tous mes premiers ministres à me suivre dans la tombe,
Juppé en major des gardes de l'Armée d'argile rouge,
Jospin en prêtre du temple de Rê.
Raffarin peut simuler que plus aucun de ses membres ne bouge,
je l'exempte de venir larmes verser, d'inonder ma petite combe.
La pyramide inversée sera plaquée d'isorel, de bois de santal et de carouge,
mon cher scribe Albanel pourra la verge de sa plume montrer,
réécrire mes discours dormitifs tout haut articulés dans le penthotal de cette catacombe.



Till glue, paste and clay, do us part
"Je suis le Veilleur d'entre vous,
maintenant, blague à part."

mardi 27 janvier 2015

Cheikh Chirac dit adieu à la prochaine fois (6 - Konets Filma)

прощай

368-'''''__Depuis ses limbes pacifiques ("Je constate que les Salafistes sont à l'Ouest et les Etats d'Ivresse similis Islamistes, à l'Est", aurait dit Mitterrand, non je plaisante...) mon ex-ami Arafat, perpétuellement aux aguets de mon squelette, calife de mon qui-vive, Feng du Jutland versant son sourire de croissant dans les oreilles de mon minuit sur les remparts d'Al-Quds-Jorsala à Tel-Aviv, en charge du remplissage (my favorite poison being la cerveza Corona) des carafes de mon bon plaisir et de son grand apparat, s'est proposé que l'un des fantômes factotums de son glorieux passé détournât les avions des personnalités politiques qui rentraient de l'enterrement du roi Abdallah afin d'assister impromptu à mes obsèques. J'ai décliné poliment l'imbibation. Je désire qu'on reporte l'annonce de ma defaicte, l'état dans lequel je me trouve, un "entre-deux" de Cheikh in check, d'une analogie très finement alcolo-gazeuse un peu toltèque, m'allant au teint très bien, vol bleu pâle de la stupeur sonique coulant les méplats de mon visage dans le grand Nul, je ne me sens plus flacon important au pressage, pas même barrique importune gênant le passage puisque j'ai la mince sensation physique d'être une mouche infime habillée d'un blanc linceul de lune en liège de laine, sortie, sur une bulle sans corsage, de la bouteille millésime d'un vinaigre de cidre, buzzant sans bruit d'augure ni présage dans les couloirs du Potala, me posant sur le nez d'un prince décédant de la lignée des Panchen-lamas qu'en Chine on fait démembrer vivants par des aigles dans des caves anonymes. Toute ma vie je craignis d'être un possédé, l'hôte d'une âme d'allure animiste, nageant chez elle dans les aigues d'une hydre, aujourd'hui je m'aperçois que c'était vrai, cela justifiait-il tous les pélerinages que je fis à genoux, de nuit en secret, du fort de Brégançon vers le portail de Saint-Trophyme pour de son donjon me désemparer ? Peut-être pas, mais le chemin tortueux de Bormes-les Mimosas qui mène à la morale satiété valait bien les vesces qu'on donne à la volaille gardant l'enceinte de notre esprit, afin d'apaiser toutes les boules mentales qu'elle noue à son estomac. Cela fait déjà près d'une heure que je refuse de toucher aux cochonnailles, j'ai les luttes intestines en fête chômée et la bile arrêtée, j'avais oublié le stupéfiant canaille goût de la faim. J'économise ma salive aux baisers d'amylase de merveilleux naufrages que la vieillesse, en son dernier voyage, condense dans la lipase des nuages premiers filant les salles du musée de la petite liesse que fut ma vie d'humain. Que n'ai-je été sage...Je rêve Sinaï et Neguev. Que j'ai les mains pleines d'inscriptions en alphabets proto-safaïtique et araméen. Que je suis des Hébreux le frère cheikh bédouin. My name was Jacques Chirac and I am the living-dead proof of this message.

lundi 26 janvier 2015

Cheikh Chirac parle de sa traversée des desserts (5)

Il est meilleur de brûler de sommeil
dans un Burne-Jones
que de prolonger la veille
à palper ses richesses en pièces jaunes
dans un fade Vouet

(King Jacques, january 2015)

 368-''''__Der Kalbskopf mit Zitronensaft ist für mich, bitte."

Je n'aime rien tant que taquiner les serveurs des restaurants chinois,
ils ne donnent que rarement prise à tout ce que les obséquieux manifestent d'empressement piteux. 
Même lorsque l'humour n'arrive à briser trois pattes à un canard loqueteux aux mâchoires de mon festif casse-noix, ils apprécient ma bonne humeur, contagieuse comme la dernière sièste d'un mort sournois peut l'être pour la bonne conscience d'un vivant plongé par les digestifs dans le sommeil comateux.
Entre les deux narcoses qui relient de leur fleuve de bières le monde des vivants au royaume des morts s'élève de surcroît un pont de bois que des fontainiers merveilleux noient quelquefois dans des flots de prières liquoreux. 
Ils appellent au creux de l'oreille l'essence de chaume des voix des lavandières qui traversèrent la Bérésina et donnèrent de l'émoi braiseux aux cuirassiers de Ney, immortels dans leurs peu cauts harnois.
Les Cosaques qui campaient au Bois m'apprirent le russe comme à un petit nécessiteux.
J'aurais pu entrer à cheval dans l'église communiste de mon choix, hennir avec les tocards et les poneys du trostkisme de rite plus turbulent que vraiment séditieux.
C'est alors que Rocard m'offrit un ticket de PSU, comme on va parier s'unifier au culte de Lisieux. 
Voulut me tuyauter sur tous les possibles de la voie. 
Me fit pont d'or, digne de l'âne d'Apulée, pour que j'embrassasse, du progrès, la foi des malades charbonneux.
Je profitai d'un passage du Gois pour m'enfuir hors la vue de leurs îles aux plages rongées par l'écume de l'ennui raboteux ;
je préférai faire des reprises dans les manèges des montures du roi au grand pantalon d'officier général, le petit doigt que je mouillais au vent m'indiquait comment éviter les engagements sur lesquels sautaient l'imprudent apprenti sénéchal, ou d'autres personnages douteux.

Une crèpe et un verre d'eau
Avant de partir
Est mon seul désir
I don't belong here
Dans ce trop long Thôdol Bardo
J'ai moins d'appétit pour le pouvoir
Qu'un Marat-Bouddha dans sa baignoire 
Comme monsieur Zedong dans la soupe de son paradis noir
Je ne suis plus qu'un transparent boson dans l'eau
Du spin politique ai définitivement marre
英文, black hole du zéro et l'infini de la pensée-passoire
des déserts des galaxies ou de la pâtisserie de mon trottoir
Qu'on m'apporte une crèpe et un verre d'eau.

Aucun autre dessert.
Et sans sucre,
Dans un splendide abandon du lucre.
Adieu à la cuisson des ortolans du désespoir
Qu'on laisse le buisson de mon cadavre ardent et creux
Ficher le feu entre les draps qui séparent le fromage de la poire 
Bitte sehr.    

Cheikh Chirac parle, ou Le Noble Conte du Chevalier à la micrologique barette Jacques...(4)

Tarpe Diem.
(au feu
de moi-même)

368-'''__ The story so far.
Je rêve.
Je me vois forcé de quitter mon corps.
Les murs de mon passé s'écroulent alors que je me lève
La poussière de leur mortier exsude encore de la sève.
Les séracs du glacier de mon visage à sa face nord
Fondent aux sabots des béliers
Que les médecins ont lâchés au pied de mon for.
J'entends les contre-uts du shofar
Rebondir sur les parois de mes membres remparts.
Je crois que j'adore déjà la cruauté de Josué.
Les fibres de son liber irriguent des souvenirs en or
Toutes les eaux ravivées grossissent les brèves
de mes fontes corporelles et les boutent en espar.
Je suis de La Route de Cormac McCarthy le bousier,
Je pousse, avec l'appétit de Grandgousier,
Le caddy des excrétions de mes festins épars.
Des Qui dort dîne précipitent leur devise à tous mes pores,
Et sont à l'appeau du général Dourakine les bons élèves.
Tranquille, je nourris des regrets qui s'autodévorent.
Je m'achève.

The Noble Micrologic Tale of Sir Jacques (3)

I'm my 
favorite brother,
my other is brighter
than me that way


368-''__J'ai toujours été amoureux du peuple juif. Ce sentiment est encore plus fort alors que je rêve que je suis mort. Je ne vais rien laisser en héritage, surtout pas l'once d'une trace de culture politique, tout juste m'allouera-t-on de guerre lasse que je fus en France à la racine d'un contre-Kultur Kampf un peu chien, d'ailleurs plus inspiré par l'air du temps que purement intuitif. Nous l'avions volé à Ronald Reagan comme on chaparde une gerboise bleue avec l'accord de Vian dans la région du polygone de Reggane. C'est comme ça chez moi, je ne ferai jamais partie de la creative class chère à ma fille comme elle est chère à quasiment tous les pratiquants du syllogisme politicien, j'ai toute ma vie sucé les roues, aspiré, sur les autoroutes et les voies spirituelles de ma vacance, les colis perdus des concepts à la mode avant qu'un autre pélerin mou ne les ramasse. Aucun boumeur bébé, qu'il soit prince, qu'il soit pékin, n'a oublié les étincelles du feu précieux que les rois Elvis et Bob apportèrent au foyer d'une autre définition de la liberté offerte à tous les hommes, entre `55 et `63. Nul de ma génération ne pourra ne pas frémir à la remembrance des achoppements climatiques qui clipsaient de leur bouchon les terres froides, les brûlis des tourbes aux sables des steppes austères, et les herses des déserts gris du faux printemps khroutchévien ainsi que les flacons de la politique de la barotte et du Caton tirée du pressoir du vignoble eisenhowérien que l'innéffable poète mal-gaulien d'Amérique du bord de l'eau, face à Bordeaux, lyrique, savant et beau comme Julien Lepers parlant aux oiseaux, qualifiait de soporifique et fade, vrai mouroir aux alouettes quantiques pour les électrons d'une jeunesse dont les blousons en cuir d'aviateur déplumés trahissaient la déshérence. Les musiciens de cette époque bénie sont ceux-là qui nous mirent au banc de la Cité. Depuis ce temps, nous ne sommes plus que leurs pâles imitateurs, nos coups de mentons en chaire, sur les estrades de nos dimanches, nos effets de manche hebdomadaires, ne sont que mouvements de pelvis en enfilade plus imaginaires que symboliques en l'état. À peine de potentiels rivaux, nous ne fûmes que ridicules bassins résiduels percés de flacconades, collecteurs des petits rus du théâtre des flux las de la promesse à répétition, gras réceptacles d'un bien maigre spectacle de séduction. Le sommet de la piscine de Gloria Swanson étant atteint par le pilote de trônes, golfeur à toutes ses heures, compulsif joueur-expert du Game of Drones, placide ferial cooler en Syrie, déclamateur de phrases vaines voguant sur les rubescents sourires gingivaux du 44e président dans la minutie cyclopède de l'oeil de Personne au coeur du cyclone de l'horreur des hyperboliques américaines auras. Faut-il que je m'en souvienne alors que je meure pour de rire pour de bon ? Désactivé des aimants de l'ego qui fascine, j'aurais voulu lire Maïmonide à fond plutôt que Saïkaku. Au fond, j'ai fonctionné comme j'ai lu, seulement par à-coups, c'est-là mon drôle de drame, je n'ai jamais su faire cascader la flamme de mon intellect aux pignons de cire de son arbre à cames. Israël désignait mon véritable Orient, c'est la faute au non-dit qu'en mon âme le secret du traité Picot redessine que je suis tombé du mauvais côté de la Palestine. Un vieux Chirac qui meurt, c'est l'autodafé d'antiques parchemins d'une Oubliothèque qui purule de joie devant l'invasion thermique d'une Fata Morgana faisant péter toutes les bouches à incendies de l'oasis de Tozeur.

Le Morte de Cheikh Chirac, or The Noble Micrologic Tale of Sir Jacques (2)


It's butter to let a passing fad fade out than to churn a way


368-'__Les frais de bouche d'ombre ne sonnent dispendieux qu'aux oreilles de ceux qui dans une fracturante immédiateté se les rebouchent. Il y a des paroles, des idées et des traits, que les vivants n'aiment pas qu'on expose à la clarté brûlante de leur permanent été depuis l'outre-sombre des nuages de l'hiver naissant dans les frimas poussés aux anfractuosités du babil d'un jeune décès en quête de personnage louche plus que de la politique de son auteur. Ils prennent souvent cela pour la course hâtée du pêle-mêle d'un tout-dire dicté par un grand sauteur, escamoteur aux longs arpions de rapporteur, qui turbule à tous les canaux de ses reins les sondes spécialistes en triangulation, la gorge et l'oesophage bourrés d'émoluments fauteurs de mots de la fin. J'ai notion de m'en taper, de trois ou quatre poils pubiens, la cuticule, laissez-moi desserrer les cordons de la bourse, de toute façon c'est de mon propre chef que je déglutis et déploie les parchemins, à l'écorce de blanc bitume qu'on arracha du tronc de la grande Ourse, de mes cathartiques éléments dont je présente la facture, comme si je voulais à leur propre feedback anthume faire arpenter l'agitation reposée du fleuve de mes événements, passés entre le tamis des parois du bocal sédimentant les rapides d'une autre lecture. Ici Radio L'Ombre, je vais lâcher l'aporie des miroirs sans reflets du grand midi pour l'acédie des écailles étouffe-lumière des lamproies vampires aux branchies des ombles de mes nuits. Effets de succion garantis dans le cou des souvenirs noirs, siphons rouges et valves mates, petites bondes abandonnées dans le lavabo du grand soir, l'espoir de toujours savoir taire la vérité est devenu chez moi manifeste contre-emploi.   

Cheikh Chirac speaks (ou la micrologie de Jacques)

It's better to fade away than to burn out

368__Je rêvais hier que j'étais astre mort.
Plaqué sur les hauteurs ventrales du plafond, je voyais à mon cadavre, comme au travers d'une loupe, se former les rigidités tissulaires qui poussaient chariots de caillots roulés d'heures tardives embarquées pour un dernier fret mental (comme sur Terre on prend un dernier verre ou serre par le goulot l'ultime bouteille dive.)
Aux angles rabotés, aux esses limées de l'insolite cadastre corporel s'évaporaient les points de fuite de réduits charnels d'une ancienne géographie des sens, telle devant la baume d'un
HMS Victory la poupe d'un Bucentaure.
Les artères des circuits finissants réimpulsaient, frêle battement d'ailes, une presque inerte potion cordiale jadis chère à mes hémisphères. Saburrales et noires, les humeurs de mon gaster moral régurgitaient ce que je conçus comme leur tract inaugural.
Empressées d'apparaître, elles dévalaient par vaisseaux entiers l'écume pourtant retroussée du contenu de mes veines jusqu'à la crête de leurs minutes capillaires.
On avait beau me dessaisir du temporel, le rebours de ce décompte vasculaire était moment de rebut que je vivais à me languir de moi-même comme jamais jusqu'alors.
Plat et sec comme un coup de trique, mon psychisme de toujours luttait pied à pied, lame contre lame, avec l'ange du double corps. J'observais lever en moi des sédiments. L'enveloppe était en nage sous l'imprimé du suaire.

Les lésions internes semblaient absentes et n'éprouvais aucune perte d'acuité mémorielle.
Les tertres insulaires de mes deux lobes frontaux, faiblement innervés, jouissaient à fond de la grâce de cette petite marée et remerciaient le ciel d'être, qui sait, cerveau bientôt réadmis à entrer au port.
Je n'entendais plus la musique militaire, juste le
Cantus in Memoriam d'Arvo Pärt.
Le passé de mes passe-temps incessants ne passait plus.
L'angoisse du vide qui m'était personnel me quittait, au duel du vaste ennui, c'est l'horloge de Madame
Chodron de qui versait le premier sang d'après ce que je percevais depuis la saillie de mon nouvel oriel.
J'étais pour moi de verre devenu, à mesure qu'ils s'abouchaient au dissolvant mélam de cette néo-natalité neuronale décantée des habituels ictus de l'âme, les souvenirs s'avéraient plus forts.
Ètrangement, je ne sentais guère physiquement la présence de la
смерт. Je mourais hier et livrais, consubstantiels, mes désastres au sort d'un rêve.
M'indiquait-on qu'il fallait faire ma propre micrologie ?
J'étais enfin prêt à rabauder le gant de ma main svelte, au coin de mon feu jouer les Mollet ou les Roosevelt, fées de l'au-delà du logis.
Prêt à crever la bulle de silence d'une noire graine de nielle dans laquelle j'étais coincé comme un vieux colon romain d'une légion perdue dans la cellule des ligaments capsulaires d'un arbre pétrifié de la forêt de Trèves.