samedi 1 octobre 2016

Peeping Prom




L'écriture est une description invisible de la pensée,
et la peinture en est la description visible.
Je ne me soucie que de la peinture poétique,
qu'il ne faut pas confondre avec la peinture littéraire
qui, elle, s'occupe d'idées et de sentiments, en
utilisant la pseudo-représentation que sont
les symboles conventionnels.

René Magritte - Ecrits complets, chez Flammarion
1979 - rev. 2009

Semper visibilis

Tout doit apparaître dans le bleu, le vert, au fronton des tons froids, l'ex chaud sinople, fil prasin sanguinaire îlien de ces solitudes de verre soufflées par le Poe, terre de Boston depuis la Sainte-Croix jusqu'aux grands magasins, versées ou non dans les coupes par la Voisin, sans énigmes ni mystères, semées sur le ventre rubicond des raisins matrices du réel qui s'extraie du cadre, seconde par étalon Maître.



Pourquoi ne pas dire plutôt, Marcel Mariën, que l'on ne s'enfleuve jamais deux fois dans le même Renoir, même si l'on en gouache la répétition des chef d'oeuvres, Loire et Seine, pleines parties de compagnes à Paris surréelles, Nadja, Jacqueline, Elisa, rue du Père-Enfantin à la Belle Chaumière de sa galerie des souvenirs, Breton, en ce jour de décembre 1929, voit mal d'un oeil l'image parfaite de Georgette, inquiétante étrange étude de la Représentation de l'évidence éternelle de la femme, bijou de liaison mono-maritale, étrangler l'éros de Magritte. Cobrera, ne cobrera pas, le palais osseux élastique, rigoureusement noir comme celui du mamba, devient sec, son voile ne demande qu'à interjeter Appel, manque la salive pour que le mouvement gobe ce qu'il ne gorgetera pas. On avale bien les oeuvres en couleurs du sourire.
À la croisée des chemins où volettent au-dessus des calvaires les pies fileuses de métamorphes, quelque chose brille de maléfique, le nombre d'or peut-il montrer ainsi les indécentes facettes de ses adrets dans le crucifix des silhouettes ? René n'a nul besoin d'une autre, la fois où il invita poser un mannequin, sa dame la trouva franchement lead comme l'eau des miroirs en fonte de plomb, alors que de fines minutes gouttaient hors du cadran de ses périodes horlogères, comme l'épouse d'un Nocher à l'embarcation granitique percée par les rochers poussés entre les lames de la glace.
Louis Scutenaire, cossu pharmakos de formules chocs pour traiter l'effervescence des mots de tête, avait déjà révisé la sienne en : "Homais exploita une belle carrière, de marbre en sa propre statue, il s'est bombé dedans le torse." Les bons moules du simulacre ne meurent jamais.
Le roi du surréalisme, bédouin des packs dérivants, homme-bleu des champs de maïs dont les Hopis musellent la poussière de la caravane afin qu'elle reste dans l'axe de la buée tendue par le miroir du Qohélet, sauvera du brawl les deux parties, et finira par fermer une nouvelle fois les yeux, tirant sur le fil blanc qui lui cousait les cieux, comme au décollage du vif-argent plaqué sur la planche photographique du tract (imprimé ce même jour de décembre par Magritte) hommage au métaphysicien d'Italie (lequel caressait Cavour personnellement), pour reconnaître un peu troublé que cette peinture froide à rôtir les regards alanguis des observateurs, interdits dans les surplaces de leur paraître, était la seule signature testamentaire capable de résister au vieux citrons acides de son mouvement d'écriture sympathique (sachant que Magritte rejetait, d'un réflexe né depuis l'épaule, l'idée de postérité).


Pretence Pitchounette. 


Pavillon mi-clos -- rembourré par la cire de la muselière du vent muzzler du monde, dans la tempête levée par les animodrones (dont les maîtres d'armes enseignèrent l'art de se débarrasser de l'emprise des serres meurtrières des aigles, et autres faucons, tueurs domestiqués de leur être-aéronef), de l'emperleur des abeilles et du saigneur des mouches --, la fente des yeux comprimée comme le sillon des lunettes en os de phoque léopard des Inuits, fin comme le cil, tombé quasi plectre à shamisen sur la chanterelle jouissance cérébrale d'une geiko à Gion, il écoute d'une oreille, observe d'un air dégagé, le bruit étouffé des voix et les regards furtifs venus de l'estacade, silo lumineux au-dessus duquel bruissent et se réfléchissent ces gouttelettes robotoïdes, licence de vol déchirée, lâcher lousse leur féerie de giboulées entre les raies de la poussière d'écume soulevée par le fracassement sourd d'un haut-l'humeur de la houle convulsée.
Le pont-promenade, meneur des nuées vireuses du phare avides de le transformer en kiosque, laisse s'attirer à soi les ondes fugitives d'un semblant d'acte de violence apprécié des sociopathologistes les plus simples, pleines du profit cédé par cette vibration désaccordée du reste de la ville, sorte de mentisme qui fait défiler le vide des idées (et l'envie de le palper derrière le noir corbeau de sa forme concave sans écho), qui détoure les chairs du port de leurs contours habituels, quelque chose qui, n'appartenant qu'à lui, montrait l'image de la femme allongée dans le ressac, ceinturée par les laminaires en peau de serpent arrachées à la pleine mue de la mer, déjà bien entamée par les morsures de sel du hasard sur son corps, vivant ou mort, blanchisseur des nerfs dans la brisure des vagues. (Suite dans le prochain post.)





Plus aucun bruit.
Ni signal.
Velours de réseau.
Absence de vignetage.
Carence de lumière.
Suppression du fruit.
Garance du phosphore des os
Je est un autre manque de flare.
Invisible facteur de flore de la nuit.
Débitage de ses avals.
Willow's lower byte.
No focal length.
No noughts.
Opaque dots.
In a basic tense.
Nay and Dight.

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