dimanche 1 janvier 2017

Buon Nano



Il Buon Nano ne vous souhaite rien
Qui n'y mette du sien
L'Entrée de votre maison fracturée
Coffres-forts démurés
La sensation de perdre tous vos biens
Seul devant la glace, défiguré
Grains de sel qui s'épellent sur vos plaies
Veines en chapelet
Crachant moussures à votre dentition
Massive hypertension
Cônes rivés de mille orgelets
Caïn énucléé tué par les cyons
Qu'il y ait enfin guerre pour de vrai
Larges signes de craie
Sur les lèvres fausses des gros prophètes
À gueules de défaite
Massivité des pertes à vos haies
Jardins de vos miettes
Accidents de mines pour les enfants
Marbrure des parents
Sous un franc cyanure de ciel de lit
Docile hémorragie
Lait, gerçures aux gencives sans dents
Belles coulures de vos gabegies
Il Buon Nano ne vous souhaite rien
Il n'est de ces vauriens
Qui vous appètent comme faux curés
Faîtes ce que voudrez
N'êtes pas leurs phocidés, nom d'un chien
De bonnes révolutions ne prenez
Laissez-vous porter par votre courant
C'est bigrement souvent
L'onguent, fleur de la crème de la crème
Cicatrice suprême
Que marque votre coeur intelligent
Synclinal enfouis des divins chorèmes
Comme dans les tendres rues de Kyoto
Jouez fin legato
Pensez à celle, à celui, amours
Que votre âme laboure
Dans une vending-machine, bien au chaud
Blonde ou brun qui comptent sur vos doigts gourds