mercredi 21 octobre 2015

Sigourney Weaver

432_ Sigourney Weaver-Ripley About To Frag Or Not The Monsters

Sigourney Weaver, by John Grant

Vaine avocate, qui dérodait hier l’air de la forêt
De tous les troncs de verre derrière lesquels se cachaient les anges, 
Ma peau, sous le fil d’un couteau las de débiter, frissonnait comme le dos d’un cheval jouant de l’esquine, perdue sur un océan sans îles, ancres des pores fondues au bleu de vaisseaux sans repères sur l’étal d’un épiderme absenté de tout bonneau 
Les tirades du Newspeak étendaient les ondes de leur négoce du Havre jusqu’aux mortes aigues Canossa de mon angoisse.
Le son des voix ne se justifiait pas de ne plus porter les diérèses du hertz sauveur à travers la porte en bois des paroisses 
Les cordes vocales, prisonnières d’un vase où dégorgeaient de troubles naevus d’algues sanguinolentes et des valves de lichens dépigmentés par le trop plein de sel, devenaient crépusculaires agonistes sous la borne d'un réseau d’étoiles qui se rêvait rhizome 
Et défilent sur le sol miroir du lac les images de Sigourney Weaver
Celles où Ellen ouvrait les veines bourrées de krill kérosène rose-îlien
De zonardes et gastes créatures remontant au temps du permien
Mirages de celles qui la voyaient marquer d’une croix l’écorce des arbres destinés au balivage des thèses de Theilhard de Chardin
Puis baissait la herse à la tierce sur la tmèse 
Soleil vaste et peu plaste taquine le bord de son oeil jusqu’aux nues waires du nord
Enfoncées dans la vasière, les tuyères du vaisseau ne grondaient plus
Elle ne devrait compter que sur l’aide qu’elle s’offrirait elle-même
Et scrutait, désaliénée de la peur capitale, les frontières géantes du ciel de lit altéré de poussière de lait, appareillé de régentes croûtes de sel noir vernis à verrues
Qui l’écaillent à vif pour dévoiler nu son trémail de crème
Dans le silence radio d'un abandon de fort 
Des petits pôles d’argent se décantaient doucement dans l’alambic de fortune et donnaient un alcool de pixel fort comme le souffle aquarelle des vagues qui se brisent contre les môles 
L'air était celui d'une chambre froide Frigidaire, même les Végans n'étaient à la noce
Comme l'une de mes lointaines amies iguanes
Je commençais presque à pleurer au béat de mon os de lourdes larmes de craie 
Mettrai-je de l'ordre à mes affaires, avais-je une malle dans le crâne ?
Je me refilais mentalement l’adresse de Ripley
Qui retendait mes artères d’une soudaine ardeur
Et faisait chez moi tout se mouvoir comme sous l’emprise de la dernière lieue marine à l’extrême bout de son empire
Je me remémorais son moment panique et l'éclat de sa petite culotte blanche comme la peur 
Sous la combinaison de survie qu’elle s'était tissée en toute hâte après la mort
De l’ultime pauvre accense de la mission, malheureux gars arrowbaser arrosé transpercé dedans dehors, dépourvu de tunique sur la planche de sa fine maille de chair finale qui le livre âme, côtes et corps 
L’Impression de piloter seul le vol d'années lumières accrochées à l'orbe de Jupiter
Alors que je ne suis, au beau milieu du produit d'un violent vent de grammaire météo vindicative et sommaire, qu’à 800 millions de km de la Terre 
Les orbites de ses lunes lissées s'emballaient pour se crasher dans l'axe de ma tête
Tel le souvenir d'une peau de femme que j’aimais tant sucer comme un sorbet
Sur ma maladive butte étrangère, j’avais ma dose d’inlandsis
Me prenait l’envie de sortir du blanc géographe
Que panneautait un white-out finnois sans aucun espoir de Yéti saint buveur de sang sans soif 
Sur cette planète dont le Finistère des abysses, comme je l’avais l'espace d'une sieste songé alors que l'instant brutal d'un accès de fièvre maintenant entier me le révélait, ne ressemble aucunement au Tibet

Touffeur de l'angoisse
Toison des photons de la peur