mardi 17 mai 2016

Nuit Dibbouk

The Elysean Ghost François Midrand, debout.
Esprit marcheur sur place, vers la République.


Dans ma nuit dibbouk,
Je ne vous oublierai pas.
Dans les muids, les barriques, tonneaux, des vinaigres du puits de mon père, je ne vous oublierai pas.
Dans les huis des visseries des bas-volets de l'after des atterrissages du permissif minuit, je ne vous oublierai pas.
Dans les bouques porteuses des soues de toutes les suies, je ne vous oublierai pas.
Dans les moûts des vins cuits diminués des alcoolats amenuis, je ne vous oublierai pas.
Dans le cou dilué des baisers animistes à mes lèvres anémiques, dans le brou de noix au plus noir des yeux de vos espoirs de poux, je plongerai mes doigts, et ne vous oublierai pas.
Dans mon minuit pavé des bonnes auditions adoubées, écouterai le piètement de vos bottes acculées et ne vous oublierai pas.
Dans le reboot éternel du bruit de fond fendant l'arrière-onde de votre galaxie, gravide ravi de vos pas stationnés, je ne vous oublierai pas.
Dans mon Rhuys des éboulis échevelés, presqu'île des bleus encornés du monde abouti, dans ma Libye vidée de ses rebelles Toubous, je ne vous éblouirai pas.
Dans le flou léger des bris de proues, la fuite des fous aux talons des nuées de hiboux, la maraude des anges supérieurement Uber, je vous enverrai la corde ou le bout, et ne vous oublierai pas.
Dans le reading-spree, puis le naufrage de ma bibliothèque bantoue, dans le maraboutage des clés et coupe-circuit de son chariot Fenwick qui me gerbait vers les sommets de ses étagères hors les boues de l'enfer, je ne vous oublierai pas.
Dans le buis des noues, à la porte des forces de l'osprey, attacherai comme une plume l'ombre de ma voix dibbouk à vos #MinuitDebout, et ne vous oublierai pas. (Tapé sur et envoyé d'un portable à 12000 pieds d'altitude dans le mildiou des nuages et le redoux de la glace sur leurs ailes, et je ne vous capterai pas.)