lundi 30 mai 2016

Just A Storm Away - (1)


les Norvégiens-Gaëls n'arrivaient pas
Les riverains féringiens de tribut danéen 
des Péloponnèse du nord
toujours à Tòrshavn
Tyroliens solitaires sous les pame
dans l'ouragan du gris titan
dont le plomb cachetait l'énorme fascia du sillon bi-cyclopéen
retrouvâmes nos yeux comme ceux des chevesnes
fouillent à corps
les milieux abiotiques des âmes
à la recherche de vestiges d'amorces et restes d'appâts

(Kathy Small s'assit sur les longues lames du plancher -- en sitka massif, brûlé, vernis puis déshuilé à la poussière d'argile, process qui semblait avoir sévèrement blanchi la belle estrade --, mollets non croisés, plantes des pieds ventre à ventre, elle ouvrit sa serviette pour étaler ses dessins devant un fauteuil, à l'écart d'une table interminable. Il posa son sac, décalotta un carnet noir. Il se vit écrire quelques strophes.)
Gravissent les gris de l’échelle du ciel à la Terre
Aux aubes des roues des Solon et des Achate de l’éther
À cet orme océan se traitaient en vain les tanins des énigmes
Dans les mailles de la vie, à tous ses dais
Les ifs de la brume de mer donnaient guets aux hommes et de l'élan au théâtre du Globe dans les collodions dispersés de sa fuyante atmosphère 
Les fouets des oyats menèrent les âmes comme les Fées gorges nues qui s'excoriaient la peau sous des K-ways argentins jadis mêmement se firent devoir
Observer la main d'une femme sur son châle de reine ajuster la pelisse de vair que le chat de mer et la petite roussette trouvaient
trophée délibérément injuste mais prenaient au fond d'eux-mêmes comme le chaud aveu de quelque chose de personnel venu rétribuer la fréquentation des rituels du danger à la caverneuse orbe
Ouïr le nom de Lady Achren drainer les ombres que le château de Lews vêtait
À un jet de la chute que l'ange avait
Tue.
Ô, entre le sable tête rouge de Barra et les caresses tétras de Lewis, sise au foyer de la suie des épines,
Aux envers des truites qui ventres tendaient,
Burinant les lacs de leurs arêtes collées raides aux filets des frettes,
Comme pain sans levain que mandibules suçaient,
la brume grise soufflait des bulles azymes de sève 
Qui l'ost des arbres grecs, pictes et celtes réveillait.
Gare aux chênes drilles, soldats de la chête vraie,
Qui pattaient à leurs branches le chaud duvet
Du loir et les chiliades de sapinières à poils de laine
Jouant les requins renards avoués du sommeil en apnée
dans les yeux grande amande de l'Algonquin dont l'haleine 
sentait encore l’air moussu des sols du Maine
blotti dans la fourrure du sel d'Arcadie
répandu jusqu'aux Îles flottées de Queen Charlotte
Si prodigues en jetsam d'osselets déposés par la grande rive du Japon que les Haidas en rebâtissent le squelette de la langue d'une simple pression sur la moelle ressortie par la flasque et pélagisque glotte
large comme un épicéa de France à la Terre-Adélie
Si juste et probe dans l’empreinte du ciel
que chaque Cad Goddeu des guenilles de son totem le dévêt
Dévêtue telle la poitrine enchantée des asiles à la grisonneure de Shiant
Seins rupestres Paps moraux 
Que mon absence de jouissance demeure !
Le fleuve de houx teintait à l'aspiration la bruine du tan de ses enzymes
Mauve lige qui lignage défendait
Les signes d'achées et tous les vers de terre
Ogham de Robert Graves le bona fide alphabet
Moire amidon lustre des châtaigneraies
À l’autel des loups assis sur le mystère de l’arbuste des seins de l'invisible océan accosté sur la Terre qui savait
Qui savait si bien cosser
Des embruns les écorces
Que faisions-nous dans cette grivelle Calédonie
du Peak-oil, dans les ions d'un brouillard de dentine 
dont les aiguilles cristallines
nous pénétraient comme la détente (il notait cela, aperçut Kathy en train de se déshabiller) des crocs montés envers et contre les andouillers et bois d'un morse à l'équipée saillante

(Suite dans un prochain autre post.)