vendredi 18 avril 2014

The Great Gabo, dummy des frères Castro-les-petits




324__Voit-on Victor Hugo faire l'apologie de la dictature barbada de Cuba, s'il avait vécu l'après 1959, même en bermudas ? La paire Morny-Napoléon III biseautait la main noire d'un jeu différent du full aux as dogmatique et frelaté coulant des doigts des frangins tératogènes Castro, que la pesanteur sans-gêne de l'Histoire triangula. La comparaison demeure grotesque, le poil des moustaches et des barbes ne coupe pas les têtes, les textes, et les communications internet, au même rythme caligulesque. (Le premier qui parlera de "grotesque magique" prendra trente ans de travaux forcés dans les champs de canne à sucre de Guantanamo, à la côte Yankee barbaresque.) La grande île est l'anti-Guernesey presque parfait. En 2014, c'est elle qui représente le continent suintant dans les draps de son forfait, avec une La Havane délabrée qui dort, abandonnée dans son cauchemar par un Haussmann Georges Eugène trop condamné à mort, dont un faux médecin argentino aurait personnellement commandé le peloton d'exécution de l'assainissement du vil et vieil evil, administrant lui-même le coup de grâce architecturale homogène, dans les fissures du rêve, et cela crânement au plus fort du sommeil de ses torts, extirpant de toute vérité la sève. La Floride à côté ne peut prétendre qu'à la géographie franche d'un minuscule ponton rocheux anglo-normand perdu sur l'océan atlantique frigide. C'est une toute autre mer de Manche. L'appétit de Gabo pour The Great Gabbo, rival dummy de Castro le grand, marionnettiste automatique de la révolution sans-classes, petit Otto de la bureaucratie des Sargasses, faux Potiemkine de carton mouillé à la bouille taillée dans la paperasse, pastor astral des estrellas de décor, Grand Theft Auto des pièces de rechange des balsas des balseros, qué horror, molle tarte aux remords, n'avait rien d'une solitude mais tout d'un épais compagnonnage, mariné dans l'étouffade de cinquante ans de ridicule et la danse d'une écrevisse à la nage, las, remettons, por favor, les bons épithètes à leur place et les points cardinaux corrects sur la carte, gracias. La comparaison Hugo-Garcia ne passera pas le détroit. De nada. Hasta la literatura siempre deslucida.