lundi 3 juillet 2017

Temporale



Rose a Гроза
Sans annonce, déventé d'avance
Otage de son senhal sur le rail d'un évent échoué
Solvant à la bouche des fanons descendants.
À la verticale azyme des aimants,
dans les angles azimuts de leurs rhizomes,
l'orage semble rouler à côté de ses dormants neigeux.
Let it grow, let it grow
Tidal Matters of Mary, schemes of the untimid
Personne ne sait quel il est ni ce qu'il veut,
ses verres mêlés à la proue le font comme cyanoser à la surface de ses gènes,
et les riboses de sa peau qui s'émulsionne lui donnent un toucher de clair de pôles.
La prose d'un orage nous raconte tout de son circuit nodal,
sans verser aucun récit dans le haut-fourneau trochéique de son Edda des clercs de Sibérie,
elle dit et chante la chair et le sang cherchés dans les verstes du vent sur les villes et les steppes de l'âme, des cœurs et des corps.
Ses alouettes internes retiennent le souffle à leurs ailes,
et le corail de son lit paraît émettre des bulles de chlore
qui peut-être s'épanchent vers l'épaule d'Aliénor.
Pourtant cet auratge ne nommera personne,
chacun le sait, mimes ou musiciens,
dans les mélismes des corporations, les extases de l'élite,
la dépréciation du moi est idéale, comme lorsqu'ils attachèrent
Mandelstam avec les bandelettes des neumes de ses propres mélodies, et ceci n'est qu'exemple.
L'hirondelle vive est tombée sur l'écume brûlante,
les éclairs silencieux décalent quand même les sons de la voie sans sexe vers l'atrium du cœur de ma Dame Dalloway.
Les Clarisses conservent de tête les chemins des tempêtes sous les crânes de leurs jardins d'élection, et les sorties secrètes de leurs labyrinthes, la cantillation de l'orage se sauvegarde d'elle-même anonyme alors.
Orage aux aborigènes renaissances dans les yeux des femmes
D'une seule branche de lys à brandon naquit la boule de feu qui fit cuire le dessin de l'abbaye de Dalon.
Vidas et razos au service d'amour redeviennent sirventès de la vérité du désir,
la voir jouissive et venir sur le lit transforme les yeux de Bernart
en autant de centaines d'ocelles que malaxent et murent, dans leur mortier à souvenirs, les morsures du vent.
Il y a vingt ans son père enfournait la miche pour ceux qui habitaient au Château, deux siècles avant le Fier-à-Bras épousait Emme de Blois, fille du Tricheur, en ce temps-là les vieux chevaux s'appelaient Cendix, coursiers qui ne comptaient plus dans leurs sommeil les loups de hasard, les loups alezans.
Sans levain, pattes enlevées, le tonnerre est en quête de la possibilité d'autres fournils.
L'abbé Ebles, l'oncle du Manzer, cherche-t-il Noise, s'enquiert-il d'Iseult-la-blanche, au pays de Mauge à l'herbe mauve, le temps noir lui répondit qu'elles inondent de leurs voiles les lacs Sevan des Marches communes de Bretagne et de Poitou, et cuisent le pain rond de l'aveu dans toutes les masures.
L'orage à pas de vent s'est mis en arche sur l'envoi ferreux,
et mentalement compte les lustrales trois secondes pour un kilomètre d'ondes étincelles,
marche à la lenteur d'un goulot au chenal,
et son posimètre d'étranglement règle la barre des sporadiques spondées de son Hellespont mouvant.
La mère de Mario Luzi chantait les Airs d'opéra, comme la mienne parfois aussi,
Pourquoi Pas (?), navire de narcose, oc en stock et rôles d'oïl, électrocutera-t-il Roméo et Juliette copulant dans les vagues de Saint-Brévin-les-Pins, puis dans les grains d'Islande, et les coups de Tybalt des théâtres Kirov déguisés en Kremlin )?(
Swollen
Swell la Dame de ses rêves, can vei la lauzeta non mover,
invisible growler dans le noir d'abonnissement, le voir maudissant, Bondi
des plages d'Aquitaine et de Normandie
The perfect brooding, dépassant l'été des engoulevents, l'épaule paire peule déesse noire de l'orage graveur
Like an unbodied joy whose race has just begun. 

*
Le temps va et vient et vire / Par la voie des jours, des mois, et des ans à leurs confins, / Quant à moi, las, ne sais que dire, / En moi sans cesse la même faim, / Indissoluble à mon âme et sans mue / D'aucune ne veuille que celle qui montrait à quel point d'aucune autre n'aie voulu / Dont n'eus jamais ne sais quel enjouement. / Pour lors elle ne perd pas son sourire. / Et me vient d'elle détresse à mon grand dam ! / Assis à la table de ce jeu me fait m'affermir / Ne me donne quitte, double d'autant la somme à bout de calame, / - Un amour est perdu, / Pour qui tient sa part d'un malentendu - / Tant que faille ne se comble, et recueille acquiescement. / Bien sévère jusqu'à me blâmer / De me mésestimer moi-même à raison, / Jamais homme recel incarné d'une mère pâmée / Ne s'offrirait au service d'amour avec tant de déperdition / Si elle ne m’en châtie, / Mon délire doublera, eus-je dû en avoir pâti / « Le fou n'a aucune espèce de pressentiment, il ne craint les coups qu'après le châtiment » / Plus jamais ne serai trouvère, / ni n'userai les bancs de l'Ecole d’Éble, / Car mes chants ne valent guère, / Ni voûtes de mes couplets ni arcs de mes sons en cela qui ne m'apparaissent faibles, / Ni rien que je fasse ou dise, / À ma connaissance ne sont à ma guise / Et je n’y vois trace de veille d'amendement. / Faux-semblants de la joie du parvenu, / Maint calcium de chagrin irradie le cœur : / Qui put voir telle haire de crin plus absolue ? / Se faire le devancier du péché piqueur ? / Plus je la prie, plus la douleur qu'elle engendre se fait aiguë ! / Si dans sa poitrine rien n'adoucit l'ambitus ambigu, / Surgira la chimère, vœu de quitter ses appartements ! / Or il est bel et bon qu’elle ait avancé / Du tout au tout si loin sa volonté sans sursis ! / Malgré mes torts et leurs impuretés / Bientôt elle fera preuve de charité, de merci / Comme le montre elle-même l’Écriture : / Germination de tant de bons augures / Vaut un seul jour bien plus que cent. / Lorsque tout de sensé chez moi continuera de participer à ma vie, / Alors ne me ferai pérégrin, si rien de la Créature ne m'efface, / Longtemps le gras du grain balayera comme lavis, / Le blanc espace dont son âme n'est que préface / Et si elle ne se montre pas si prompte, sans préavis, / Je ne vais point la blâmer sur l'aspect que prend cette léthargie / Si demain la voit amène avidement. / Ah, bon amour que le désir évida, / Corps bien fait, délicat et lustré comme lien de ma liane / Ah, teint frais couleur satin comme le réséda ! / Vous que Dieu fit de ses mains aborigène Diane, / Depuis toujours vous ai tant désirée sans que rien ne cédât, / Qu’aucune autre ne me plut à ce point, où tout s'égaya. / Tout amour suivant ne révélerait que vain événement / Douce Dame si sociable et raffinée, / Dieu qui vous fit si belle, et de nubile finesse vous façonna / Me donnez la joie que j’attends! 
(Canson de Bernard de Ventadour - 1125 ~ 1200.)
Lo tems vai e ven e vire
Per jorns, per mes e per ans,
Et eu, las no.n sai que dire,
C'ades es us mos talans.
Ades es us e no.s muda,
C'una.n volh e.n ai volguda,
Don anc non aic jauzimen.
Pois ela no.n pert lo rire,
E me.n ven e dols e dans,
C'a tal joc m'a faih assire
Don ai lo peyor dos tans,
--C'aitals amors es perduda
Qu'es d'una part mantenguda--
Tro que fai acordamen.
Be deuri' esser blasmaire
de me mezeis a razo,
c'anc no nasquet cel de maire
que tan servis en perdo;
e s'ela no m'en chastia,
ades doblara.lh folia,
que: "fols no tem, tro que pren".
Ja mais no serai chantaire
ni de l'escola n'Eblo,
que mos chantars no val gaire
ni mas voutas ni mei so;
ni res qu'eu fassa ni dia,
no conosc que pros me sia,
ni no.i vei melhuramen.
Si tot fatz de joi parvensa,
Mout ai dins lo cor irat.
Qui vid anc mais penedensa
Faire denan lo pechat
On plus la prec, plus m'es dura!
Mas si'n breu tems no.s melhura,
Vengut er al partimen.
Pero ben es qu'ela.m vensa
A tota sa volontat,
Que, s'el' a tort o bistensa,
Ades n'aura pietat!
Que so mostra l'escriptura :
Causa de bon'aventura
Val us sols jorns mais de cen.
Ja no.m partrai a ma vida,
Tan com sia saus ni sas,
Que pois l'arma n'es issida,
Balaya lonc tems lo gras .
E si tot no s'es cochada ,
Ja per me no.n er blasmada,
Sol d'eus adenan s'emen.
Ai, bon' amors encobida,
Cors be faihz, delgatz e plas
Ai, frescha charn colorida,
Cui Deus formet ab sas mas
Totz tems vos ai dezirada,
Que res autra no m'agrada.
Autr' amor no volh nien
Dousa res ben ensenhada,
Cel que.us a tan gen formada,
Me.n do cel joi qu'eu n'aten.